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Étiquette : CIPC

COVID19, Alerte rouge : Les mesures barrières doivent être respectées

Port-au-Prince, Mardi 4 aout 2020.- Le Conseil de Gestion de la Covid-19 coiffé par le Premier Ministre Joseph Jouthe, et impliquant la Commission multisectorielle, la cellule scientifique, la cellule de Communication, le Secrétaire général de la Primature, ainsi que les différents Ministres, Secrétaires d’Etat et Directeurs généraux du Gouvernement, chacun en ce qui le concerne, s’est réuni ce mardi 4 aout 2020 . Suite à cette réunion, le Ministère de la culture et de la communication a été instruit de prendre toutes les dispositions pour alerter la population sur les dangers que représente encore la pandemie de la Covid-19 pour notre pays.

Aussi, le Ministère de la Culture et de la Communication constate avec la plus grande inquiétude, en effet, le comportement désinvolte de la population depuis la levée de l’Etat d’urgence sanitaire dans le pays, le 20 juillet dernier.

Le MCC rappelle à toutes et à tous que la pandémie est encore active et fait rage dans des pays voisins dont la République Dominicaine qui partage le même territoire avec Haïti. La maladie existe aussi tout près de nous, aux États-Unis, notamment en Floride qui se situe à moins de deux heures de vol de notre pays. La maladie existe encore dans notre région latino-américaine et caraïbéenne. La maladie existe encore en Haïti où chaque jour elle continue de faire des ravages, malgré les efforts consentis par les autorités sanitaires pour la contrôler et la contenir. N’importe qui peut être contaminé à n’importe quel moment si les mesures barrières ne sont pas respectées.

En mai dernier, le Président de la République, SEM Jovenel Moïse, a fait publier dans le journal officiel Le Moniteur, au numéro 88 du jeudi 21 mai 2020, le décret fixant les règles générales de protection de la population dans le cadre de la lutte contre la pandémie. En son article deux (2), il est clairement dit et nous citons: « afin de ralentir la propagation de la pandémie, les mesures d’hygiène et de distanciation sociale, dites « barrières», définies au niveau national, et toutes autres mesures nécessaires suivant la nature de la pandémie, adoptées par arrêté pris en Conseil des Ministres, doivent être observées en tout lieu et en toute circonstance.

En ce sens, le MCC, malgré la mise en veilleuse momentanée de ce décret, à cette date du mardi 4 août 2020, continue d’appeler l’ensemble de la population à la vigilance maximale. Nous sommes toujours en alerte rouge face au danger que représente cette maladie pour la population haïtienne. Nous devons continuer à respecter toutes les mesures prises par les autorités sanitaires et appliquer les principes d’hygiène, à savoir le lavage régulier des mains, le respect de la distance de 1m50, le port de masque etc.

Lors de l’annonce de la fin de l’urgence sanitaire, le Premier Ministre Joseph Jouthe avait clairement indiqué que la vigilance restait de mise et avait également précisé que : « le non renouvellement de l’État d’urgence sanitaire ne supprime pas le respect des mesures barrières, et que, pour éviter la propagation du virus il faut se laver les mains, porter régulièrement son masque et respecter la distanciation sociale.»

En cette période de fêtes champêtres, le Ministère enjoint donc la population de ne pas se laisser emporter par le plaisir au point d’oublier que des dispositions personnelles doivent être constamment prises pour se protéger.

Si le Chef de l’Etat, SEM Jovenel Moïse et le Chef du Gouvernement, M Joseph Jouthe, pour des raisons stratégiques et économiques, ont accepté d’ouvrir récemment le pays au monde, Haïti n’est pas pour autant ouvert à la pandémie.

Pradel HENRIQUEZ
Ministre

Discours du Secrétaire d’État à la Jeunesse, M. Jacquelin Charlot à l’occasion de la célébration de la Journée Mondiale de la Population

M. le Secrétaire d’État à la Population et du Développement Humain, M. Wilner Joseph

M. le Secrétaire d’État à la Communication, M. Eddy Jackson Alexis

Madame la Secrétaire d’État aux personnes handicapées, Soinette Désir

M. le Représentant du Fonds des Nations Unies pour la Population, en Haïti, M. Yves Sassenrath ;

Madame Darline Desca

Mesdames et Messieurs les membres de la presse parlée, écrite, télévisées et en ligne ;

Distingués invités,

Mes chers compatriotes; 

Mesdames et Messieurs ;

Le 31 0ctobre 2011, nous avons officiellement franchi la barre de 7 milliards d’habitants sur la planète terre. Jamais, depuis l’apparition de l’homme sur cette planète nous n’avons été si nombreux et selon les prévisions, ce chiffre ne s’arrêtera pas un matin. Déjà, pour le début de l’année 2020, la population mondiale selon les estimations, frôlait la barre de 7.7 milliards d’âmes et si je peux me permettre d’utiliser un langage coutumier chez nous : nous avons atteint 7.7 milliards de Chrétiens vivants sur notre planète.

Sans conteste, la population est devenue donc un sujet important dans le monde d’aujourd’hui et de demain.

Alors que le monde de demain est en train de naitre aujourd’hui; alors que la pandémie de la Covid-19 forge à sa manière le destin des populations; nous continuons l’effort pour que toujours demain soit meilleur pour tous; pour que chaque être humain, de chaque population ici et sur toute la planète; puissevivre dans la dignité et le plein respect de ses droits. Quel que soit les défis et les enjeux auxquels l’humanité fait face; nous ne pouvons changer d’objectifs, nous ne pouvons transiger sur les droits à la liberté et à la dignité de l’être humain ; Nous ne pouvons ne pas tenir compte des plus vulnérables, des minorités de nos populations. Ainsi, entre les institutions internationales et les pouvoirs publics, nous favoriserons toujours  des opportunités, comme celle que nous offre célébration de la journée mondiale de la population, pour informer le grand public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs, des menaces réellesqui nécessitent l’intervention de l’État et une bonne compréhension des populations. 

Dans 114 pays à revenus faibles et intermédiaires, dont Haïti; 47 millions de femmes seraient dans l’impossibilité d’accéder à des méthodes de contraception modernes. On prévoit 7 millions de grossesses non désirées si les mesures de confinement se prolongent pendant 6 mois avec des interruptions significatives des services de santé.

À chaque période de confinement de plus de 3 mois, jusqu’à 2 millions de femmes supplémentaires qui pourraient ne pas avoir accès aux méthodes de contraception modernes.

En raison de l’interruption des programmes de prévention des mutilations génitales féminines pour lutter contre la COVID-19, on pourrait recenser 2 millions de cas de mutilations génitales féminines évitables dans la prochaine décennie.

La COVID-19 a également des effets négatifs sur les efforts déployés pour éliminer le mariage des enfants, ce qui pourraient entraîner 13 millions de mariages précoces supplémentaires pourraient être évitésentre 2020 et 2030.

Mes chers amis:

Vous conviendrez avec moi que :

« Ralentir la propagation de la Covid-19 : comment protéger la santé et les droits des femmes et des filles à l’heure actuelle » est un thème qui se situe dans l’ère du temps. Vous l’avez compris il y a urgence pour porter toute notre attention sur les groupes vulnérables,en particulier, les femmes et les jeunes filles. 

En prenant la parole ce matin par devoir et par intérêt, je veux surtout remercier le Secrétaire d’État à la Population; mon ami, Wilner Joseph, avec qui, ensemble je me suis entendu à bâtir un effort commun,sous le leaderships du Président de la République et avec le support bienveillant du Premier Ministre, pour continuer à garantir la liberté et la dignité de la population haïtienne ; pour la liberté et la dignité de sa frange majoritaire, qu’est la jeunesse. 

Aussi dois-je remercier le Représentant du Fonds des Nations Unies pour la Population, M. Yves Sassenrath, qui ont tous les deux bien voulu m’associer à cette journée. La population, étant une thématique transversale.

Tout en poursuivant la noble mission versl’accomplissement du potentiel de chaque jeune; je crois fermement que l’État haïtien doit absolument miser sur sa jeunesse; et aujourd’hui l’urgence nous impose la protection effective de la santé et les droits des femmes et filles. Un dossier sur lequel nous travaillons déjà au niveau du bureau du Secrétaire d’État.

Mes chers amis; 

Tenant compte de cette décennie d’action qui commence en 2020, le Bureau du Secrétaire d’État à la Jeunesse, à travers son Plan d’Action 2020 – 2022, s’inscrit dans l’effort constant qui consiste à permettre aux jeunes, plus particulièrement les jeunes filles, à avoir accès aux services sociaux de base pour que le pays puisse bénéficier dans un avenir proche de son dividende démographique juvénile. Très souvent souligné comme un bonus important, dois-je rappeler en toute sincérité et franchise : si nous ne misons pas sur la jeunesse aujourd’hui, sans être un prophète de malheur, il est fort à parier que ce bonus mal exploité, pourrait changer en catastrophe démographique. D’où la nécessité et l’urgence d’avoir une politique de population qui tient compte du poids démographique de la jeunesse dans les différentes politiques publiques.

Point besoin de vous dire que je suis très attaché à mettre les bases pour que le pays puisse bénéficier de ce bonus démographique, étant donné que le potentiel présent aujourd’hui vaut plus que la moitié de la population haïtienne. A signaler que ce potentiel àmoins de 25 ans. 

En effet, la force première d’un pays est la qualité de sa population. Ceci constitue une fenêtre d’opportunité énorme pour le présent et l’avenir. Avec une croissance économique accélérée basée sur des investissements stratégiques dans des secteurs clés de l’économie, Haïti pourrait bénéficier de son bonus démographique à l’horizon 2040, néanmoins des investissements massifs dans des secteurs clés de la vie économique. A contrario, les jeunes en âge de travailler qui ne trouvent pas d’emplois sont susceptibles de tomber dans la délinquance juvénile. Cette situation peut alimenter l’insécurité dans le pays et donc freiner l’investissement du secteur privé national et l’investissement direct étranger.  Ce qui pourrait avoir une incidence négative sur l’économie globale. 

Voilà pourquoi, je crois fermement, que ces 10 prochaines années qui s’ouvrent devant nous peuvent être une période de tous les espoirs, mais aussi de tous les dangers. Espoir : parce que si nous jetons les bases aujourd’hui, on peut faire bouger des chaines, déjà trop longtemps verrouillées. Dangers : même un enfant limité dans ses réflexions, verrait, entendrait la gravitédes défis qui entravent le quotidien de la résiliente  population haïtienne.

En somme, je suis persuadé que nous avons l’obligation de nous mettre ensemble pour le bien commun. Nous ne pouvons pas prendre le risque de travailler chacun de son côté. Les thématiques que nous abordons aujourd’hui sont transversales. Elles nécessitent des réponses pluridisciplinaires, coordonnées et urgentes. 

Tout ça ne peut être réussi que dans l’effort.  Les nations doivent être comprises comme des populations avec leurs différences et leur degré de vulnérabilité différent. Comme par exemple tel groupe peut être plus vulnérable qu’un autre etc. Les politiques passeront mais les populations resteront; entre vous et moi nous savons maintenant ce qu’il faut faire.  

Célébrons la journée mondiale de la population, avec les yeux rivés sur un bien meilleur avenir pour tous.Mettons-nous donc au travail…

Merci à vous tous,

Que Dieu vous bénisse…

Education/Relance des activités scolaires : Le Ministre Pierre J. Agenor Cadet fait le point sur la relance des activités scolaires

Port-au-Prince, 6 juillet 2020.- Dates clés, protocole sanitaire, consignes pédagogiques, ce sont les trois éléments principaux qui ont constitué l’essentiel de la Conférence de presse donnée ce lundi par le titulaire du ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), Pierre Josué Agénor CADET, autour de la reprise des activités scolaires annoncée pour le lundi 10 août 2020.

Organisée au Centre d’informations permanentes sur le coronavirus (CIPC), cette rencontre avec la presse a permis au ministre CADET de faire le point sur les actions programmées par le MENFP en vue de boucler l’année académique 2019-2020.

Ainsi, suivant le calendrier établi par le ministère, la reprise des activités scolaires se fera uniquement pour les élèves attendus aux examens d’Etat de 9ème année fondamentale et de terminale (Secondaire 4 et philo), le lundi 10 août prochain. Les autres classes reprennent une semaine après, le 17 août 2020. La fin des cours pour l’année académique est programmée pour le 9 octobre 2020.

Les examens officiels se dérouleront au cours de la période allant du 12 octobre au 22 octobre 2020 dans l’ordre suivant :

• Examens de 9ème AF, des Ecoles normales d’instituteurs (ENI) et des Centres d’éducation familiale (CEF) : 12 au 14 octobre 2020

• Examens de fin d’études secondaires : 19 au 22 octobre 2020

Ne pas pénaliser les élèves

Mais attention, les centres préscolaires ne sont pas concernés par ces dispositions ainsi que les établissements scolaires pour les niveaux fondamental et secondaire qui ont pu boucler en ligne leur cursus académique avec l’ensemble de leurs élèves. Exceptionnellement, ces écoles seront autorisées à redémarrer leurs cours pour la nouvelle année académique, dès septembre prochain.

Le ministre CADET invite cependant les parents de la 3ème année dans les centres préscolaires à contacter les directions de ces établissements afin d’assurer les modalités de suivi pour le passage à l’autre niveau de leurs enfants.

Le numéro Un du MENFP invite aussi les écoles qui ont travaillé en ligne et qui n’ont pas pu toucher tous leurs élèves en raison de certaines contraintes à prendre les dispositions en vue d’ouvrir aussi leurs portes. Il s’agira d’encadrer les élèves qui ont eu des manquements, selon lui. Car, il faut éviter de pénaliser les élèves qui ont eu des problèmes pour la poursuite des activités d’apprentissages à distance.

Le ministre recommande également que des cours de rattrapage soient organisés à l’intention des élèves se rendant aux examens d’Etat afin de donner plus d’opportunités pour la réussite de ces élèves.

L’année académique 2020-2021 débutera officiellement le 9 novembre prochain, a indiqué le ministre CADET qui en a profité pour rendre hommage aux membres des deux groupes de travail sur la relance des activités scolaires, constitués d’acteurs et de partenaires éducatifs de divers horizons, qui ont fourni de précieux conseils au MENFP.

Le ministre CADET a, par ailleurs, salué et remercié le Président de la République et le Premier ministre pour leur support à l’éducation, notamment par la subvention accordée aux écoles et aux universités privées et les fonds mis dans le budget en vigueur qui va permettre à des milliers d’enseignants nommés de recevoir enfin leur premier chèque, au cours de ce mois de juillet.

C’est un effort colossal de l’Etat, malgré les difficultés économiques actuelles, qu’il faut applaudir, a-t-il estimé.

Un protocole sanitaire à suivre

Annonçant d’autres mesures pour la reprise des activités scolaires, le ministre de l’Education nationale et de la Formation professionnelle évoque le protocole sanitaire que les écoles devront respecter en vue d’éviter la propagation du coronavirus.

Il va falloir vivre avec la maladie, selon lui, mais on peut atténuer les effets en continuant à appliquer les gestes barrières, de l’entrée jusqu’à la sortie de l’école. Le lavage des mains et le port du masque seront obligatoires au sein des établissements scolaires. Tout comme le respect de la distanciation physique d’au moins 1 m à l’intérieur de l’école, ce, afin de protéger nos élèves et les personnels enseignant et administratif.

Concernant les salles pléthoriques qu’il va falloir gérer notamment dans les lycées, le ministre CADET préconise une rotation dans le fonctionnement des écoles publiques ou non publiques concernées avec des périodes de travail de trois à quatre jours en incluant les jours de week-end, en alternant des groupes restreints permettant de respecter la distanciation physique.

Reprenant ses propos chers et habituels, le ministre rappelle que l’école, c’est l’affaire de tout le monde, de tous les acteurs et partenaires. Il est important, en ce sens, que tout un chacun s’implique pour la réussite de ce pari du retour à l’école afin de boucler l’année académique pour le bien de nos enfants.
 
Bureau de communication/MENFP

Plus de 9,000,000 de masques déjà distribués dans le pays trois mois après l’introduction des premiers cas de coronavirus dans le pays

Trois mois après la découverte des premiers cas de COVID-19 dans le pays, le Bureau du Secrétaire d’Etat à la Communication porte à la connaissance de la population en général, que le Gouvernement haïtien a déjà procédé à la distribution de plus de neuf millions (9,000,000) de masques à plusieurs groupes organisés de la société à travers différentes institutions.

Dès les premiers cas de Covid 19, déclarés dans le pays l’administration Moïse/ Jouthe avait pris toutes les dispositions pour procéder à la distribution de masques sur tout le territoire national dans le but de limiter la propagation de la Covid-19 et ainsi sauver des vies.

Le Bureau du Secrétaire d’Etat à la Communication, informe donc, que dans cette optique, des instances étatiques dont le Ministère de la Justice, le Ministère des Affaires Etrangères et des Cultes, le Ministère à la Condition et aux Droits des Femmes, le Ministre de la Jeunesse des Sports et de l’Action Civique, le Ministère des Affaires Sociales ont touché respectivement les partis politiques (500,000), les leaders religieux (200,000) les Associations de femmes ( 50,000), les associations des jeunes (20,000), les syndicats sud transport (340,000), les leaders communautaires (500,000), etc.

Vu l’augmentation des cas de propagation de la Covid 19, le Bureau du Secrétaire d’Etat annonce que les distributions vont continuer à s’intensifier avec pour objectif prioritaire la mitigation des dégâts.

Le Bureau du Secrétaire d’Etat à la Communication rappelle qu’en référence à la circulaire No 001 du 25 mars 2020 relative à l’exécution de l’arrêté du 19 mars 2020 déclarant l’état d’urgence sanitaire sur toute l’étendue du territoire national, renouvelé le 20 avril 2020, le gouvernement de la République fait obligation à toutes les concitoyennes et à tous les concitoyens de porter un masque dans les lieux publics.

Aussi, le Bureau du Secrétaire d’Etat invite la population à suivre scrupuleusement les consignes sanitaires et à respecter la distanciation physique.

Eddy-Jackson ALEXIS
Secrétaire d’Etat

L’Exécutif adopte un décret fixant les règles générales de protection de la population en cas de pandémie / épidémie

Le Bureau du Secrétaire à la Communication porte à la connaissance de la population en général et ceux que la question intéresse particulièrement, que l’Exécutif a publié dans le journal Officiel le Moniteur en date du jeudi 21 mai 2020, un décret fixant les règles générales de protection de la population en cas de pandémie / épidémie au regard notamment de l’arrêté du 19 mars renouvelé par celui du 20 avril pour une période complémentaire de deux mois, déclarant l’état d’urgence sanitaire aux fins de lutter contre le nouveau Coronavirus (Covid 19).

Ce décret définit tout un ensemble de disposions au niveau national de manière à ralentir la propagation de la pandémie en adoptant notamment des mesures d’hygiène et de distanciation sociale, dites « mesures barrières ».

Par rapport à la situation sanitaire, ce décret portant sur les règles générales de protection de la population en cas de pandémie / épidémie, dispose comme suit: » les soins de conservation sont interdits sur les corps des défunts atteints ou probablement atteints du virus responsable de la pandémie/ épidémie au moment de leur décès ». Il est précisé que ces défunts feront l’objet d’une mise en bière immédiate. En l’article 7 du décret il est fait mention que la pratique de la toilette mortuaire est interdite pour ces défunts, à l’exclusion des soins réalisés post-mortem par des professionnels de la santé.

S’agissant du couvre-feu évoqué à l’article 9, il est maintenu de 8 :00 pm à 5 :00 am ; néanmoins, ces heures pourront être modifiés par Arrêté pris en Conseil des Ministres suivant la nature et l’évolution de la pandémie /épidémie. Les dispositions du premier alinéa ne s’appliquent pas notamment aux journalistes et autres catégories de professionnels bien spécifiques.

Selon ce décret en son article 3 il est fait obligation à tout conducteur de véhicule ou matériel de transport de procéder à son nettoyage de manière à le désinfecter au moins une fois par jour. Selon l’article 3 de ce décret le véhicule ou matériel de transport devra être en permanence aéré.

Le Bureau du Secrétaire à la Communication souligne par ailleurs que le conducteur de véhicule ou matériel de transport doit communiquer aux voyageurs les mesures d’hygiène et de distanciation sociale ou toutes autres mesures suivant la nature de pandémie/épidémie comportant notamment l’obligation pour les voyageurs de porter un masque de protection ou un équipement de protection individuelle protégeant au moins la bouche et le nez.

L’article 8 dudit décret consacre l’arrêté qui a été pris en Conseil des Ministres qui fait du port du masque de protection ou d’un équipement de protection individuelle, protégeant au moins la bouche et le nez ou de tout autre équipement de lutte contre la pandémie/épidémie, obligatoire.

Cette obligation s’applique dans tous les centres et établissements commerciaux, les institutions publiques et privées et tous espaces ou zones recevant du public.

Tout contrevenant à ces dispositions sont passibles de trois mille (3,000) gourdes d’amende, de cinq jours d’emprisonnement ou de 15 jours de travail d’intérêt général à déterminer par le Conseil Municipal. Ces mêmes sanctions sont réservées à tout contrevenant participant à tout rassemblement, réunion ou activité mettant en présence simultanée plus de cinq (5) personnes, en milieu clos ou ouvert sur tout le territoire national.

En son article 13 le décret interdit toutes formes de stigmatisation et de discrimination sous peine de sanctions prévues par la loi. En vue protéger l’identité des victimes de la pandémie des dispositions assorties de sanctions sont prévues à cet effet aux articles 14, 15 et 16 du présent arrêté.

Le Bureau du Secrétaire d’État à la Communication tient à mettre l’accent sur le fait que toute personne atteinte de la pandémie/ épidémie et qui partage volontairement le virus avec une autre personne, encourt une amende de (25.000) mille gourdes, sans préjudice des autres peines prévues par la loi.

Cet arrêté en ses articles 19, 20 et 21 sont de nature à protéger le personnel infirmier qui joue un rôle de premier plan dans les combats contre toute pandémie/ épidémie.

Le Bureau du Secrétaire d’État à la Communication rappelle que les peines prévues par le présent Décret sont prononcées par le Tribunal de Simple Police compétent toutes affaires cessantes, sans remise ni tour de rôle, sans préjudice des dommages et intérêts.

Eddy-Jackson ALEXIS
Secrétaire d’Etat à la Communication

https://www.slideshare.net/Communication_HT/dcret-fixant-les-rgles-gnrales-de-protection-de-la-population-en-cas-de-pandmieepidmie-234488292

Communiqué du Ministre de l’Environnement, M. Abner Septembre à l’occasion de la Journée Mondiale de la Biodiversité

A l’occasion de ce 22 mai 2020, marquant la commémoration de la journée mondiale de la biodiversité, sous le thème : « Nos solutions sont dans la nature », le Ministère de l’Environnement, adresse un message de solidarité à toutes les filles et fils de la nation haïtienne dans ce contexte troublé de pandémie de la COVID-19.

L’alerte lancée par la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), lors de sa 7ème session plénière tenue à Paris au début de ce mois est claire : « La nature décline globalement à un rythme sans précédent dans l’histoire humaine – et le taux d’extinction des espèces s’accélère, provoquant dès à présent des effets graves sur les populations humaines du monde entier ». Notre pays qui fait partie des 11 hotspots de la biodiversité mondiale, peine à protéger ce patrimoine qui continue de s’appauvrir, menaçant ainsi la sécurité des générations à venir.

La biodiversité, variabilité des organismes vivants de toute origine, constitue la base même de la vie sur la terre. L’oxygène que nous respirons, les aliments et l’eau douce que nous consommons, par exemple, proviennent essentiellement de la biodiversité. La perte continue de différentes formes de vie se trouve aggravée sur notre territoire en raison de faiblesses de toutes sortes, notamment économique et éducationnelle, sans ignorer le clivage social entre citadin et paysan.

La protection de la biodiversité est de la responsabilité de chacun de nous, car les services écosystémiques qu’elle fournit sont profitables à nous tous. En ce temps de COVID-19, que de services nous rend la nature à travers la pharmacopée traditionnelle. Il faut mettre en action les savoir-faire transmis de générations en générations pour combattre ce mal invisible. Merci à notre biodiversité

Le Thème retenu cette année « Nos solutions sont dans la nature » traduit la nécessité de travailler ensemble à tous les niveaux pour construire une vie meilleure, en harmonie avec la nature. Des secteurs comme l’agriculture, la pêche, l’aquaculture et autres, dépendent du bon état des écosystèmes et de la biodiversité pour asseoir leur croissance dans les décennies à venir.

Le Ministère de l’Environnement espère vivement que l’année 2020 nous aura ouvert les yeux sur la nécessité de développer des relations d’un autre type avec les êtres et les organismes vivants qui, chacun à son niveau, contribuent à faire de la terre ce qu’elle est pour nous tous et toutes, cette Maison commune qu’il faut protéger.

Ainsi, en cette Journée internationale de la diversité biologique, le Ministère de l’Environnement lance un vibrant appel à toutes et à tous pour un engagement réel à préserver toutes les formes de vie sur la terre et garantir leur pérennité, pour le bien des générations présentes et à venir.

Abner SEPTEMBRE
Ministre

CIPC: La Covid-19, quelle fenêtre d’opportunité économique pour Haïti ?

Comment faire comprendre à la population exposée à une crise sanitaire qu’il existe une opportunité?
Comment expliquer l’impact de la pandémie de la Covid-19 sur l’économie haïtienne? Pour tenter répondre à ces interrogations, le Centre d’Informations Permanentes sur le Coronavirus a donné la parole au professeur Jean Poincy qui a élaboré sur le type d’économie à appliquer pour éviter des troubles sociaux post Covid dans le pays.

Moins de 24 heures après la circulaire 003 de la Primature relative aux dispositions nécessaires pour prévenir l’insécurité alimentaire et le chômage dans le pays, d’un ton pédagogique, le professeur Poincy a fait le point sur l’opportunité et les impacts économiques qu’engendre la crise sanitaire pour Haïti.

En réponse à une éventuelle famine en Haïti, l’ex vice-recteur académique de l’UEH fustige la stratégie alarmiste des organisations non gouvernementales. Toutefois, il reconnaît la difficile situation liée aux échanges commerciaux et corollaires aux fermetures des frontières et des industries de sous traitance.

Cependant, les mesures barrières appliquées par le gouvernement pour contrer la propagation du coronavirus dans le pays sont importantes mais tardives, opine le professeur. De ce fait, il considère inapproprié et contradictoire la décision du gouvernement de rouvrir les factories, courant le risque d’une augmentation exponentielle des personnes infectées.

Pour faire face à la situation agro-alimentaire, un changement de mode d’alimentation de la population via un plan de relance agricole a été proposé, afin d’assurer la disponibilité
des produits agricoles dans le pays, enchaîne le professeur des Universités. En ce sens, un appel a été lancé aux techniciens du Ministère de l’agriculture pour accroître la capacité de production du pays en produits vivrières, maraîchères et sur les cultures à cycle court.

Cependant, pour remédier à la crise socio-économique, la banque centrale devrait être le bras financier du gouvernement. Le professeur Poincy a opté pour une révision de la politique monétaire de la BRH, lequel changement serait caractérisé par la libération de l’épargne national et l’acquisition de prêts en dessous de 5% aux profits des agriculteurs locaux.

De plus, pour harmoniser les grandes décisions économiques et apporter des solutions touchant les plus vulnérables, le professeur Poincy demande au gouvernement de rouvrir les magasins de l’Etat en adoptant une nouvelle technique de distribution rationnelle avec la la technologie comme réel support.

-FIN-

CIPC: L’Université d’Etat d’Haïti à l’ère du coronavirus

Prétextant la situation liée à la pandémie du Covid-19, le centre d’informations permanentes sur le coronavirus (CIPC) en prélude à la fête de l’Université pour le 18 mai prochain, a reçu, ce jeudi 14 mai 2020, une délégation de l’Université d’Etat d’Haïti pour aborder la solidarité sociale à l’ère du coronavirus et les réalisations technologiques de l’UEH dans ce contexte de crise sanitaire.

Rappelant qu’aucun pays ne peut fonctionner sans des recherches solides, le vice recteur aux affaires académiques, le professeur Herold Toussaint, a mis l’accent lors de son intervention, sur l’importance de la « solidarité sociale », et fait aussi appel aux anciens étudiants de l’UEH en vue d’apporter leurs contributions à l’alma mater.

Les grands professionnels de ce pays ont une dette sociale à l’endroit des personnes les plus vulnérables, avance Dr Toussaint qui, plus loin, admet avec modestie que l’UEH n’était pas préparée pour apporter sa contribution scientifique à la situation sanitaire liée au Covid-19.

Cependant, concernant la formation académique, en dépit des faibles moyens dont dispose l’Université d’Etat d’Haïti, le professeur Toussaint avoue que des dispositions technologiques sont arrêtés au niveau du conseil exécutif, aux fins de permettre aux étudiants d’arriver à boucler l’année académique en cours.

En ce qui a trait à la problématique de la recherche sur la pandémie au sein de l’UEH, le vice recteur dit miser sur la nécessité d’entamer des recherches sur la médecine traditionnelle et préventive et fait appel aux financements étatiques et à la coopération des bailleurs de fonds internationaux. Il reconnaît toutefois que la participation du représentant de l’université au sein de la commission scientifique est un élément important.

De plus, par souci de service à la communauté et d’entraide, un projet de levée de fonds pour l’UEH est également lancé via le site internet dcp@ueh.edu.ht, annonce le professeur Toussaint.

La formation à distance, le nouveau défi de l’Université

Le cap est lancé sur la formation à distance via une plateforme numérique avec objectif de boucler l’année académique. Des cours sont présentement réalisés pour la Maîtrise en Sciences infirmières affirme le Directeur de l’informatique de l’UEH et également concepteur de ladite plateforme, Marc Flimerlus.

Des formations à distance sont maintenues pour les professeurs via le web conférence, a renchérit le directeur Flimerlus qui reconnaît que les conditions des étudiants pour s’adapter aux TICs sont difficiles, en raison notamment du manque de matériels, de la disponibilité de l’énergie et l’accès limité à l’internet.

Parlant de l’expérience pilote de la formation à distance au sein de l’Université d’Etat d’Haïti, le Dr Jean Judson Joseph, Directeur de facultés et écoles de province a annoncé pour bientôt un cours intitulé « Université, société et citoyenneté » sur les deux prochains mois. Tous les cours seront accessibles aux étudiants à partir d’un smartphone, afin de redynamiser la vie universitaire via le site internet de l’UEH, affirme le spécialiste en E-learning.

-FIN-

Coronavirus: Le Gouvernement haïtien reçoit une deuxième cargaison d’équipements médicaux et sanitaires

Une délégation ayant à sa tête la ministre de la Santé Publique, Dr Marie Greta Roy Clément, accompagnée du co-président de la commission multisectorielle, Dr Lauré Adrien, était présente, ce lundi 11 mai sur le tamac de l’aéroport Toussaint Louverture pour recevoir la deuxième cargaison d’équipements médicaux commandés en Chine.

Cette nouvelle cargaison contient précisément 75 500 équipements de protection personnelle, 150 000 masques N95 pour le personnel médical, 5 000 blouses en plastique et 500 lits complets.

Sur place en vue de superviser le déchargement, la titulaire du MSPP, Dr Marie Greta Roy Clément, a donné la garantie que ces matériels seront tout de suite acheminés dans des structures sanitaires destinées à prodiguer des soins aux patients infectés par le nouveau coronavirus.

La ministre a rappelé que cette cargaison fait partie des cinq arrivages de fournitures médicales en provenance de Chine qui doivent renforcer les installations de prise en charge au Covid-19 en Haïti.

De son côté, le co-président de la commission multisectorielle de gestion de la pandémie du COVID-19!, Dr Lauré Adrien, a réagi sur la qualité des matériels commandés. Il dit avoir foi en la compagnie qui les a confectionné.

Le gouvernement haïtien attend 463 tonnes de matériels qui devront arriver graduellement à travers 5 vols les deux prochaines semaines. Plus de 18 millions de dollars ont été décaissés pour la commande de ces matériels visant à renforcer les structures sanitaires du pays et lutter contre le Covid-19.

FIN

Un épidémiologiste-informaticien de la Direction d’épidémiologie testé positif au Covid-19 mis en isolement mais la Direction continue de fonctionner

Un épidémiologiste-informaticien de la Direction d’épidémiologie de Laboratoires et de Recherches testé positif au Covid 19 mis en isolement mais la Direction continue de fonctionner

Le Bureau du Secrétaire d’Etat à la Communication informe la population en général, qu’après des échanges avec des responsables et hauts cadres du Ministère de la Santé Publique et de la Population, un épidémiologiste-informaticien de la Direction d’épidémiologie, de Laboratoires et de Recherches (DELR) a été testé positif au Coronavirus. Suite aux résultats du test effectué sur ce cadre intermédiaire de la DELR, qui ont été communiqués à ses supérieurs hiérarchiques, les mesures d’isolement ont été pris pour ce dernier afin d’assurer rapidement sa prise en charge.

Le Bureau du Secrétaire d’Etat à la Communication tient à préciser que cet épidémiologiste-informaticien n’est ni un infirmier, ni un technicien de laboratoire et il n’a jamais été en contact avec les équipes de prélèvement et d’investigation du Covid 19.

Depuis le mercredi 6 mai dernier, suite à la découverte de ce cas, une première évaluation a été faite au niveau du bureau où il est affecté et dont les espaces ont été décontaminés, ses contacts directs et immédiats identifiés et mis en quarantaine.

Au nom du gouvernement de la République, le Bureau du Secrétaire d’Etat exprime ses sentiments de solidarité à l’endroit de ce technicien et lui souhaite du courage et prompt rétablissement.

Parallèlement le Bureau du Secrétaire d’Etat à la Communication confirme que la Direction d’épidémiologie de Laboratoires et de Recherches (DELR) du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) continue de fonctionner normalement et que son personnel n’est pas en quarantaine et travaille comme à l’accoutumée.

Le Bureau du Secrétaire d’Etat à la Communication invite une fois de plus la population à suivre les consignes des autorités sanitaires en vue de limiter la propagation du Covid 19.

Eddy-Jackson Alexis
Secrétaire d’Etat
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Coronavirus : Le pic est encore devant nous, prévient le Ministre de la Culture et de la Communication

Le pays a atteint la barre de 100 contaminations du Covid-19 dont 11 morts. Face à la propagation de la maladie, le gouvernement haïtien n’a pas caché son inquiétude en ce qui concerne le comportement passif et réfractaire de la population. C’est dans ce contexte que le Ministre de la Culture et de la Communication, Pradel Henriquez, est intervenu ce mardi 5 mai 2020 au CIPC pour appeler la population à la raison.

Le titulaire du MCC a prévenu la population sur le pic de la maladie qui est devant nous. Il a montré l’impérieuse nécessité de comprendre qu’il y a péril en la demeure et blâmé au passage le comportement incrédule de la population qui reste indifférent malgré les pronostics alarmants sur la quantité de victimes alors que le pays peut s’attendre au pic de la maladie d’ici fin mai. M. Henriquez a attiré par ailleurs l’attention de la population sur la menace réelle que représente le nouveau coronavirus en rappelant que certains pays, avant d’arriver à une situation d’hécatombe, passaient par la barre de 100 contaminations.

Ayant insisté sur la prévention comme moyen pour endiguer la propagation de la maladie, le ministre de la Culture et de la Communication invite au passage les leaders religieux à s’impliquer dans l’idée de ramener la population à la raison.

D’un autre côté, le ministre Henriquez a assuré tout le monde que le gouvernement reste vigilant et ne dort pas sur ses lauriers dans l’adoption des mesures visant à lutter contre le Covid-19. De ce fait, il revient sur le port obligatoire du masque dans les lieux publics à partir du 11 mai prochain et a rappelé que tout contrevenant à cette mesure sera passible de sanction légale. En sus, le ministre a prêché l’unité au sein de la famille haïtienne et dans la classe politique en vue de mener à bien le combat.

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Coronavirus : Une attention spéciale doit être accordée aux enfants pendant le confinement

Port-au-Prince, lundi 27 avril 2020.- Comment protéger son enfant face au coronavirus ? Comment vit-on le confinement en compagnie des enfants ? Dans l’esprit de permettre la diffusion des messages de sensibilisation à toutes les catégories sociales et aider les parents à avoir une attitude responsable envers leurs enfants et contrer la propagation du Covid-19 dans le pays, le Dr Rodin Ferdinand a été reçu au Centre d’Informations Permanentes sur le Coronavirus (CIPC), ce Lundi 27 avril 2020. Son intervention répond à un ensemble de préoccupations liées aux consignes sanitaires et aux impacts psychologiques probables des informations diffusées sur la mentalité des enfants pendant la période du confinement.

« Le coronavirus vient de changer notre mode de vie. Cependant, la vie doit être vécue. En ce sens, tous les soins sont exigés aux enfants. Continuer à vacciner les enfants suivant le calendrier vaccinal pour éviter les problèmes d’otites constatés, en ce moment de crise sanitaire »,a-t-il conseillé aux parents.

Cependant, pour les parents qui ont peur d’emmener les enfants à l’hôpital, son message est clair: « Allez faire vacciner vos enfants pour les protéger contre les autres maladies, car il n’y a pas que le coronavirus ».

En conséquence, face à une situation d’urgence, un rappel a été fait aux parents afin d’éviter l’automédication. L’appel d’un pédiatre et/ou du numéro d’urgence 2020 du MSPP pour assistance a été exigé aux parents qui ont des soucis médicaux pour leurs progénitures.

Par ailleurs, le Pédiatre affirme que les enfants tout en étant asymptomatiques demeurent contagieux. Il affirme que l’application stricte des consignes sanitaires chez les adultes sont aussi valables pour les enfants (lavage des mains, éviter de toucher la zone T(yeux, nez, bouche).Seule façon de stabiliser les 2% d’enfants atteints du coronavirus à travers le monde.

Le pédiatre a toutefois déconseillé les parents d’utiliser des masques pour les enfants de moins de deux(2) ans .

De surcroît, pour les personnes qui sont en allaitement, les règles d’hygiènes sont nécessaires. « Aucune transmission verticale
n’a été prouvée scientifiquement », a-t-il dit.

Plusieurs recommandations ont été faites par le pédiatre Ferdinand aux parents, afin d’aider à diminuer le stress post-traumatique et/ou d’autres problèmes psychologiques chez les enfants:
⁃ contrôler les informations ayant rapport au nombre de personnes atteintes et/ou décédées quotidiennement par le Covid-19
⁃ Réduire considérablement les cas de violence domiciliaire
⁃ User d’un language familier pour expliquer la maladie aux enfants en insistant sur les méthodes et moyens de transmissions et de préventions à appliquer
⁃ Pratiquer la distraction familiale en respectant les consignes sanitaires
⁃ Et enfin poursuivre les activités académiques des enfants même étant en confinement.

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Coronavirus : la Cellule scientifique craint le pire face à la menace de la pandémie pour le pays

Port-au-Prince, vendredi 24 avril 2020.- Plusieurs membres de la Cellule scientifique sont intervenus ce vendredi au Centre d’Informations Permanentes sur le Coronavirus (CIPC) en vue de présenter les travaux déjà réalisés et des recommandations faites au gouvernement haïtien, un mois après sa formation.

Dr Guerda Coicou n’a pas manqué de rappeler la mission de la Cellule scientifique consistant à faire des recommandations à même de permettre d’amortir le choc de la maladie dans le pays.

Le médecin dit craindre que le pays connaisse une augmentation significative des cas des personnes infectées par le Covid19 dans les jours qui viennent compte tenu du comportement de la population face au risque que représente cette pandémie.

Selon les prévisions des experts, plusieurs scénarios sont envisagés par la Cellule scientifique. Primo, si on contrôle la situation et si la population respecte les mesures préventives, la Cellule prévoit 2 000 décès sur le territoire. Dans le cas contraire, on pourrait comptabiliser jusqu’à 20 000 cas de décès et 3 millions de personnes infectées par la maladie, ce qui représente 25% de la population haïtienne.

Pour sa part, le Dr Jacques Boncy s’est montré plutôt alarmant. Il fustige l’attitude malveillante et irresponsable de ceux qui émettent des doutes sur la présence du virus dans le pays.

« Il faut se préparer à l’éventualité d’une vague massive de contamination, se désole-t-il estimant nécessaire de prendre le coronavirus au sérieux. »

Plus loin, la Cellule scientifique a alerté sur le nombre de cas non officiels qui pourraient exister dans le pays. Les 72 cas officiels ne représentent qu’une tendance de la maladie, poursuit le Coordonnateur de la Cellule scientifique, le Dr Patrick Dély.

En ce qui a trait aux recommandations, la Cellule dit en avoir déjà adressé une dizaine à l’exécutif suivant les thématiques et la base de données probantes dont elle dispose.

Bon nombre d’entre elles sont déjà exécutées par le gouvernement dont la fermeture des frontières, l’interruption des activités scolaires, universitaires, la réduction des employés dans les entreprises, la distanciation physique, l’isolement pour toutes les personnes testées positives.

Dans la liste des recommandations faites au gouvernement, le docteur Guerda Coicou a insisté sur la stratégie de prévention primaire, la prise en charge des personnes atteintes du Covid-19 via un protocole de traitement et l’intensification de la campagne de sensibilisation massive sur le territoire.

Toujours dans le cadre de la prévention, la Cellule scientifique exhorte la population d’utiliser des tapis chlorés afin d’éviter toute éventuelle introduction de la maladie dans les foyers. La cellule scientifique conseille par ailleurs à la population de prendre l’habitude de se servir de la main non-dominante quand elle touche un objet à la maison.

Le Dr Coicou profite l’occasion pour présenter brièvement la méthodologie de cette cellule, laquelle est subdivisée en plusieurs sous-commissions dont la mission consistant à travailler entre autres sur la prévention, la prise en charge psychologique, la prise en charge des cadavres et des perspectives de recherche liées au Covid-19.

Le docteur Wilcox Toyo, détenteur d’un master en psychologie, s’est plutôt penché sur les conséquences psychologiques qui pourraient découler de la situation à laquelle fait face le pays. Il recommande de pratiquer la méditation ainsi que le sport ajouté au sommeil régulier.

D’une seule voix, les membres de la cellule invitent la population en générale à prendre très au sérieux la maladie et le respect des mesures préventives afin de diminuer les risques de contamination et de propagation du virus.

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Des masques pour réduire la propagation du virus

Port-au-Prince, le 23 avril 2020.- Plus de 500 000 mille masques de fabrication haïtienne et réutilisables ont été distribués à travers le pays dans le cadre des mesures préventives adoptées pour lutter contre la propagation du Covid19. Le Ministre Guy André Francois Jr. rattaché au Bureau du premier ministre, en charge de la citoyenneté et du patriotisme, a été reçu par le Centre d’Informations Permanentes sur le Coronavirus, ce jeudi 23 avril 2020, pour présenter le rapport-bilan des activités de distribution des masques et les perspectives.

De concert avec la direction de la protection civile, plus de 150 000 masques ont été distribués, annonce le ministre Guy André François Jr avant de préciser les modalités de distribution des masques dans les marchés publics.

Concernant la première vague de distribution, la PNH bénéficie de plus de 55 000 masques; le MSPP 50 000, le bureau du secrétaire d’Etat pour l’intégration des personnes handicapées et le MTPTC 30 000; alors que 10 000 ont remis à chaque département, précise le ministre François.

Réitérant la volonté du MSPP de faire respecter l’obligation du port des masques dans le pays, une attention a été mise sur le comportement des élus locaux qui s’harmonisent afin de réduire les risques de contaminations du Covid-19 dans leurs communes respectives.

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Des personnalités haïtiennes participent à la mobilisation contre la propagation du coronavirus au CIPC

Port- au-Prince, le 19 avril 2010: Pour marquer le premier mois de l’état d’urgence sanitaire en Haïti et poursuivre la sensibilisation de la population sur cette pandémie, le Centre d’Informations Permanentes sur le Coronavirus (CIPC) a reçu, via visioconférence, le témoignage de plusieurs de nos compatriotes.

Coronavirus pa politik. C’est pour moi l’un des plus grands chocs sanitaires, reconnu le journaliste présentateur Robert Philomé qui, plus loin admet que le Covid-19 n’est pas une invention. C’est un phénomène planétaire extraordinaire. Partageant ses expériences, celui qui présentait les matinales du week-end à France 24 estime que le coronavirus a complètement modifié le métier du journaliste présentateur en France. De surcroît, il recommande aux journalistes reporters haïtiens à faire usage d’une perche à son pour éviter de s’exposer aux postillons lors des interviews. Cependant, s’agissant des consignes sanitaires, le juriste Robert Philomé préfère parler de distanciation physique au lieu de distanciation sociale.

Abondant dans le même sens que son confrère de France 24, le journaliste Valério Saint Louis a aussi reconnu l’existence du Covid-19. Résidant à New York, la ville la plus touchée par le coronavirus aux États-Unis, le journaliste de Telé image a mis l’accent sur les effets de la pandémie au niveau de la communauté noire des États-Unis d’Amérique.

De l’autre coté de la frontière, l’ex Ministre du MHAVE, Edwind Paraison, avoue que le coronavirus a occasionné un changement profond dans la vie quotidienne en République Dominicaine. Par ailleurs, le directeur exécutif de la fondation Zile a salué les dispositifs mis en place à Ouanaminthe par le MSPP (Centre de dépistage et de quarantaine) visant à accueillir, en raison de la situation économique difficile de la République Dominicaine, tous les haïtiens qui acceptent volontairement de retourner en Haïti, affirme l’ex Ministre Paraison.

Le coronavirus frappe toutes les couches sociales et ne reconnaît aucune race humaine. C’est une situation inédite, reconnaît le joueur de la sélection haïtienne de football Hervé Bazile lors de ses premiers moments de prise de parole. Je suis prêt à apporter ma contribution pour aider le système de santé de mon pays.
S’adressant aux incrédules, Hervé Bazile invite ces derniers à cesser d’exposer leur vie en jouant au football à travers les rues. Moun pa jwe foutbòl pou jwenn lanmò, a lâché l’attaquant de la sélection nationale haïtienne.

A part des nuances d’approches différentes autour de l’observation du confinement, le port des masques, le lavage des mains et la distanciation sociale… représentent le moyen le plus sûr pour réduire la propagation du coronavirus à travers le monde, ont unanimement affirmé les intervenants.

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