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SECTEURS

Pour un accompagnement psychologique à la communauté éducative

Port-au-Prince le 16 mars 2023.- Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) et l’Association haïtienne de psychologie (AHpsy) s’engagent à travers un Protocole de collaboration, paraphé ce jeudi 16 mars 2023, à garantir un service public d’accompagnement psychologique à la communauté éducative remuée au quotidien par des scènes de violence.

Ce protocole, qui marque le début d’un partenariat entre le MENFP et l’AHpsy, permettra non seulement de renforcer la capacité du ministère pour s’attaquer au stress, au choc psychologique, au trouble affectant le processus d’apprentissage, mais aussi de prévenir, dans une certaine mesure, la violence au sein de la société.

Pour ce, le ministère mise énormément sur ce nouveau partenariat autant qu’il s’attèlera à mettre à contribution la Direction de santé scolaire (DSS), la Commission d’adaptation scolaire et d’appui social (CASAS) et d’autres Directions techniques tel le Bureau de gestion de l’éducation préscolaire (BUGEP), a déclaré le ministre Nesmy Manigat.

Cette démarche s’inscrit aussi dans la logique de consolidation du ministère en termes de curriculum, question de voir comment mieux aborder le problème de la santé mentale qui constitue un aspect à ne pas négliger dans une administration scolaire qui cherche le bien-être de l’apprenant, a poursuivi le titulaire du MENFP.

Déjà, une plateforme mise en place par l’AHpsy sera élargie, sous peu, pour recevoir les appels d’élèves, d’enseignants et de parents voulant solliciter un appui psychologique gratuitement.

« Aller à l’école est une chose, apprendre c’en est une autre. On ne peut pas apprendre sans être en condition nécessaire pour cela. Les « blessures psychiques » constituent un drame majeur même avant les problèmes que nous vivons actuellement. Sachant qu’une génération a déjà perdu une année scolaire et que les traumatismes qu’elle subit sont nombreux, le MENFP a pour devoir de chercher tous les partenaires pouvant l’aider à donner la réponse appropriée à ces problèmes », a soutenu le titulaire du MENFP, avant de saluer les efforts des responsables de l’AHpsy pour soutenir psychologiquement la société qui, aujourd’hui plus que jamais, en a tant besoin.

Suivant les précisions du président de l’Association haïtienne de psychologie (AHpsy), cette initiative vise l’amélioration du processus d’apprentissage trop fréquemment troublé par la situation de détresse. En ce sens, révèle Pascal Nerry Jean-Charles, il est prévu de fournir un encadrement psychologique aux élèves, parents et enseignants. Ce service leur sera accessible, dans un premier temps, via cette ligne téléphonique 29 19 9000.

Il est également considéré, d’après le président de l’AHpsy, d’encadrer directeurs d’écoles et enseignants à travers des sessions de formation visant à les aider à avoir un minimum de connaissances psychologiques pour pouvoir mieux accompagner les enfants dans les moments difficiles.

Le troisième volet dudit protocole de partenariat concerne le lancement, au début de chaque année académique, d’un vaste programme de formation continue axée, entre autres, sur la psychologie de l’enfant, la psychologie éducative.

« Ce cadre de partenariat est basé essentiellement sur un service public d’accompagnement psychologique à la communauté éducative. Il est prévu de visiter les écoles afin de faire comprendre aux acteurs éducatifs l’importance de la santé mentale de manière générale. Nous envisageons par cette action à diminuer actes de violence », a reconnu le psychologue Pascal Nerry Jean-Charles.

Pour faciliter la réussite de cette collaboration, le ministère de l’Éducation nationale compte mobiliser ses fonds propres mais aussi les partenaires internationaux dans l’idée de dégager une assistance technique et financière pour continuer le plaidoyer en faveur du respect du droit à la vie et du droit à l’éducation des enfants, a promis le professeur Nesmy Manigat.

Bureau de communication MENFP

Le Ministère  du Tourisme (MDT) condamne énergiquement l’attaque armée contre les infrastructures hôtelières de la Côte des Arcadins

Port-au-Prince, 16 mars 2023.-  Le Ministère du Tourisme (MDT) condamne énergiquement l’attaque armée et les pillages contre les infrastructures hôtelières de la Côte des Arcadins dont la dernière en date  ceux visant Wahoo Bay Beach dans la matinée du jeudi 16 mars 2023. De telles situations malheureuses affectent le personnel des hôtels mais aussi toute la population de la Côte qui vit des opérations touristiques dans cette région. Et, ces incidents néfastes entravent également le bon développement du tourisme dans le pays considéré comme toujours étant l’un des secteurs porteurs de l’économie nationale.  

Le MDT déplore le fait que ce climat global d’insécurité empêche aux haïtiens de faire du tourisme local et aux visiteurs internationaux de visiter nos destinations touristiques.  Il convient, de renverser cette situation, qu’une conscience citoyenne agissante se dégage pour que les fauteurs de troubles et les auteurs des dits actes de banditisme ne disparaissent Haïti de l’échiquier mondial du tourisme.

Tout en sympathisant aux hôteliers et à tous ceux qui investissent dans l’industrie touristique sur la Côte des Arcadins, le Ministère du Tourisme tient à informer que le Gouvernement haïtien  est en train de mettre tout en œuvre pour rétablir l’ordre en vue du relèvement économique de cette zone au plus vite. Ces dispositions de restaurer un climat de paix dans le pays vont permettre  la redynamisation sans délai  du tourisme dans le pays.

Plus de 100 jeunes boursiers haïtiens partiront pour l’Italie

Port-au-Prince le 16 mars 2023.- Ils sont 106 jeunes Haïtiens et Haïtiennes qui feront bientôt leur entrée à l’Université de Cassino et du Latium méridional (UNICAS) d’Italie, grâce à un accord de coopération, signé en mai 2022, entre l’Université Cassino et le gouvernement de la République d’Haïti via l’Ambassade d’Haïti à Rome.

Sélectionnés pour des programmes de licence en trois ans, de maîtrise en deux ans et de doctorat, ces jeunes, débuteront effectivement leurs études au début de l’année académique 2023-2024. En attendant, ils auront à suivre, à distance, des sessions de formation de mise à niveau, notamment en anglais, l’une des deux langues d’enseignement universitaire, à côté de l’italien.

Ces jeunes admis à l’Université de Cassino et du Latium méridional (UNICAS), Italie, ont été accueillis, ce mercredi 15 mars 2023, lors d’une cérémonie déroulée à l’Hôtel Kinam II, à Pétion-Ville, en présence du représentant du ministre Nesmy Manigat, le Dr Hervé Boursiquot, directeur général de l’Office national de partenariat en éducation (ONAPE), de Mme Yvrose Green, directrice des Affaires culturelles au ministère des Affaires étrangères et des Cultes et de bien d’autres personnalités.

D’après Mme Yvrose Green, cette cérémonie traduit les retombées d’un processus qui a été mis en branle par la Direction culturelle du ministère Affaires étrangères et des Cultes, débouchant finalement sur la sélection de 106 jeunes sur les 405 demandes reçues, en vue de l’octroi de bourses pour des universités italiennes.

Au nom du ministre Nesmy Manigat, le Dr Hervé Boursiquot a présenté ses félicitations à toute l’équipe qui avait participé activement à l’aboutissement de cette démarche. Il a tenu à saluer, également, la mission diplomatique d’Haïti en Italie et le Rectorat de l’Université de Cassino pour cette offre faite à plus de 100 familles haïtiennes.

Tout en prodiguant, avec insistance, des conseils salutaires aux boursiers, le Directeur général de l’ONAPE a attiré leur attention sur quelques éléments essentiels qui doivent cadrer leur période d’études. Le Dr Boursiquot, a, entre autres, fait mention de la construction de soi, la représentativité, la concentration, la réussite académique. Dans la même veine, il leur a rappelé l’obligation de rentrer en Haïti – après leurs études -, dans l’idée de fournir leur contribution de qualité au relèvement national, ce dont espère vivement le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP).

De son côté, le chargé d’Affaires de la République d’Haïti en Italie, a remercié le chef du gouvernement haïtien, Dr Ariel Henry, les ministres haïtiens des Affaires étrangères et de l’Éducation, respectivement Jean Victor Généus et Nesmy Manigat pour leur concours inestimable à la mise en place de cette coopération universitaire. Emmanuel Charles en a dit autant du recteur de l’Université de Cassino, Dr Marco Dell’Isola et de ses collaborateurs.

Intervenant en visio-conférence, à l’instar de Me Emmanuel Charles, le recteur de l’Université de Cassino a brièvement passé en revue le processus ayant abouti à la sélection de cette cohorte d’étudiants et d’étudiantes. Dr Marco Dell’Isola leur a souhaité de très bonnes années d’études en Italie.

Quant aux professeurs Nistico Sergio et Roberto Poli, respectivement professeur associé d’économie au Département d’économie et de droit, et professeur titulaire du Secteur de droit procédural civil, ils ont pris le temps de donner aux boursiers une idée de la situation académique dans laquelle ils auront à évoluer.

« Ce n’est pas difficile. On a préparé tout ce qui est nécessaire pour vous accueillir. Donc, nous sommes prêts à vous recevoir. On vous attend.», a déclaré, pour sa part, le professeur Nistico Sergio.

La cérémonie a pris fin suite à une séance d’information, et de formation relative au programme de l’UNICAS à l’intention des boursiers. Cette partie a été animée, durant une vingtaine de minute, par la Doctoresse Morone Laura, du Bureau des étudiants étrangers à l’Université de Cassino et du Latium méridional, Italie.

Bureau de communication MENFP

Communiqué de Presse du Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes

Port-au-Prince le 16 mars 2023.- Une délégation du Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes ayant à sa tête Dr Sofia LORÉUS, a quitté le pays le weekend écoulé en vue de participer à la 67ème session de la commission de la condition de la femme, à New York du 6 au 16 mars 2023. Tenue sous le thème:« Innovation et évolution technologique, et éducation à l’ère du numérique aux fins de la réalisation de l’égalité des sexes et de l’autonomisation de toutes les femmes et de toutes les filles », la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW) est le principal organe intergouvernemental mondial dédié exclusivement à la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes. Aussi, reflète-t-elle la réalité vécue par les femmes dans le monde entier et contribue à l’établissement des normes mondiales relatives à l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.

Dans ses propos de circonstance, la Titulaire du MCFDF Dr Sofia LORÉUS rappelle l’importance de l’organisation de ce grand événement pour elle et pour le gouvernement qu’elle représente. Par ailleurs, la Ministre à la Condition Féminine et aux Droits a fait savoir que le gouvernement qu’elle représente prend acte des avancées considérables réalisées pour arriver à l’égalité des sexes. Néanmoins, la voie vers l’égalité femmes / hommes est en train de perdre entretemps des lauriers. De nouvelles inégalités de genre, dit-elle, se reconstruisent et se multiplient alors que les efforts d’établissement de l’égalité sont réduits dans bon nombre de pays. Des acquis sont remis en cause et il nous faut redoubler d’efforts.

Plus loin, la Ministre présente un tableau sombre de la réalité des femmes en Haïti malgré les nombreux efforts consentis par le gouvernement haïtien: »Les dispositions à prendre sont encore plus nombreuses par rapport aux insuffisances constatées. Le phénomène des filles mères prend de l’ampleur et les ressources nécessaires pour l’enrayer fait défaut. Les médias de communication de masse continuent de véhiculer des images dévalorisantes des femmes et des messages publicitaires sexistes font l’éloge du système patriarcal », renchérit-elle en renouvelant l’engagement du gouvernement haïtien à renforcer et accroitre le soutien aux mécanismes institutionnels pour l’égalité des sexes à tous les niveaux et prioriser un investissement accru dans la réalisation de l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes et des droits humains des femmes et filles, à augmenter les ressources allouées, à renforcer les capacités et à appeler toutes les parties prenantes, tous les secteurs et à tous les niveaux, à renforcer leurs efforts à cet égard.

Toutefois, le numéro 1 du MFCDF a salué et a félicité les parties prenantes ayant contribué à la tenue de cette 67ème session de la commission de la condition de la femme. Aussi elle a précisé
que gouvernement dont elle fait partie est conscient que la défense des droits des femmes est un vecteur essentiel de l’équilibre économique et social, facteur de paix et de développement durable dans le monde.

Publication complète des résultats de la session des recalés (bac permanent) de février 2023

Port-au-Prince le 10 mars 2023.- Le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a l’avantage d’informer le public en général et la communauté éducative en particulier que les résultats de la 1ère session des recalés pour l’année académique 2022-2023, tenue du 13 au 16 février écoulé, ont été publiés et sont disponibles sur la page Web du Bureau national des examens d’Etat depuis tantôt une semaine.

Les candidats peuvent contacter leur Direction départementale d’éducation respective pour avoir accès à leur palmarès ou consulter leurs résultats à l’adresse suivante: https://bunexe.work/resultatbac

Ces examens représentent la première grande opération réalisée par le Centre permanent d’évaluation (CPEV) pour l’année 2023.

Bureau de Communication MENFP

Circulaire portant sur la reconnaissance officielle des Établissements d’enseignement supérieur, l’accréditation des programmes universitaires et la diplomation

Port-au-Prince le 15 mars 2023.- Le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, porte à la connaissance du public en général et de la communauté universitaire en particulier, qu’à partir de la présente circulaire, aucune demande d’autorisation de fonctionnement d’Établissement d’enseignement supérieur ne sera reçue.

Par ailleurs, conformément au décret du 30 juin 2020 portant Organisation, Fonctionnement et Modernisation de l’Enseignement Supérieur, le renouvellement des accréditations des programmes universitaires est désormais soumis à une évaluation indépendante (Articles 5-1, 33, 38, 39 et 40)

La présente circulaire rentre dans le cadre des dispositifs visant à renforcer le svstème d’assurance-qualité menant aux accréditations internationales, à l’octroi des équivalences des diplômes universitaires et à la mobilité étudiante.

Nesmy Manigat

Ministre

MENFP denonse e kondane aksyon plizyè endivi ki vini twouble fonksyonman lise Marie Jàn ak lise Jèn Fi

Pòtoprens 13 mas 2023.- Ministè Edikasyon Nasyonal ak Fòmasyon pwofesyònèl (MENFP) denonse aksyon plizyè endividi malonèt fè devan ak nan lakou lise Jèn Fi ak lise Mari Jàn, nan Pòtoprens, pou twouble fonksyonman lekòl sa yo, jodi lendi 13 mas 2023 a.

Pami endividi sa yo, genyen ki te pote inifòm lise, ak lòt ki te gen kagoul nan tèt yo ak brasa nan men yo. Yo kraze baryè, kraze vit plizyè machin, desann drapo e fè menas pou yo ka fèmen 2 lise sa yo.

Se gras ak entèvansyon Lapolis ki fè plis dega pa rive fèt.

Ministè a denonse e kondane aksyon endividi sa yo e mande tout aktè, tout patnè ak tout sitwayen pou yo kontinye mete men pou defann dwa pou lavi ak dwa pou ledikasyon timoun yo, e pwoteje lekòl.

MENFP kontinye di pa gen avni san edikasyon, pa gen peyi san edikasyon.

Lekòl se pi gwo zouti pou nou sove sosyete sa a ak timoun yo.

Biwo kominikasyon/MENFP

Renforcement de la présence policière autour des écoles et visites de soutien

Port-au-Prince le 13 mars 2023.- Faisant suite aux engagements pris à la réunion de travail tenue, le jeudi 9 mars dernier, entre les principaux acteurs du système éducatif et les ministres de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, de la Justice et de la Sécurité publique, respectivement M. Nesmy MANIGAT et Mme Emmelie Prophète MILCÉ, des patrouilles conjointes impliquant notamment des agents de POLITOUR et d’EDUPOL ont été effectuées autour des écoles et se sont positionnées dans des points stratégiques de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, ce lundi 13 mars 2023.

De plus, des visites de soutien ont été organisées dans plus d’une dizaine d’écoles publiques et privées à Port-au-Prince, à Tabarre et à Delmas par ces unités de la Police nationale d’Haïti (PNH).

Ainsi, accompagnant les responsables d’EDUPOL, le ministre MANIGAT a pu rendre visite aux collèges St François d’Assises et Marie Esther, et aux lycées Jean Marie Vincent et Horatius Laventure. Ce fut l’occasion pour le numéro Un du ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle de souligner ce front commun pour l’éducation et de saluer les responsables d’établissements scolaires et les partenaires pour leur engagement et leur volonté à accompagner le MENFP dans cette lutte pour le respect du droit à la vie et du droit à l’éducation de nos jeunes et de nos enfants.

Le nouveau responsable d’EDUPOL, le commissaire municipal, Dorvil Morency, a expliqué que cette action fait partie du Plan de sécurité mis en application par la PNH, suivant les consignes de la titulaire du MJSP. Cette initiative va se poursuivre en vue de rassurer la communauté éducative et la population en général dans cette conjoncture difficile, a-t-il souligné.

Bureau de communication

MENFP

Quinzaine de la Francophonie 2023: L’appel du Recteur de l’Université d’Etat d’Haïti aux Etats et aux communautés francophones du monde entier

Je suis très heureux de participer au lancement de l’édition 2023 de la Quinzaine de la Francophonie en ma qualité de Recteur de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH). Je suis d’autant plus heureux que l’UEH est pionnière de cette célébration en Haïti, tant il est vrai que, pendant longtemps, il revenait à notre Université, à travers notre Faculté de Linguistique Appliquée, de battre le rappel de la Francophonie.

Cette année encore, comme toutes les années, l’UEH se fait un point d’honneur de marquer sa présence, en dépit de la situation délétère, en dépit de toutes les incertitudes qui assaillent notre quotidien et affectent substantiellement notre capacité de penser, de circuler, de travailler, de vivre tout simplement.

Qui eût dit que notre pays serait arrivé à ce point d’instabilité, d’insécurité, de désespérance, d’effritement social, de misère économique, de déperdition de l’Etat, de perte de repères ?

Et qui eût cru qu’en l’an de grâces 2023, chaque Haïtien tendrait à se considérer comme un mort en vacances, avec une espérance de vie de 24 heures renouvelables, ne sachant pas quand son heure arriverait d’être agressé, vandalisé, kidnappé, assassiné, sous les yeux impuissants de forces de l’ordre et des autorités compétentes ? Si vrai que notre université envisage sérieusement un arrêt provisoire de ses activités pour cause d’insécurité.

Haïti se meurt et c’est bien le moment de nous rappeler que nous ne devrions pas nous sentir si seuls, si désemparés, que nous sommes membres d’une communauté de plus de 300 millions de membres à travers le monde, une communauté d’hommes et de femmes qui se veulent solidaires, en quête de paix, de prospérité, de développement. C’est en effet ce que se propose la Francophonie qui est passée de cet organisme simplement défenseur de la langue française à cette communauté plurielle en perpétuelle construction et ambitieuse d’apporter sa pierre à l’amélioration des conditions de vie de tous ses membres et à l’éclosion d’un monde meilleur.

Le lancement de cette Quinzaine nous parait être une excellente occasion pour appeler à la solidarité de toute la communauté francophone du monde en faveur d’Haïti.

Solidarité et générosité dans les relations internationales : un vœu pieux ?

Une telle posture peut paraitre surprenante ou même incongrue.

Ne devrions-nous pas être gênés à produire une telle requête au nom d’Haïti dont on connait bien la légendaire sensibilité patriotique ?

Pourquoi la Francophonie octroierait à Haïti un traitement aussi particulier ? Et puis, ne serait-ce pas de la pure naïveté que d’évoquer les notions de solidarité, de générosité et de fraternité dans le contexte des relations internationales alors qu’il est clair que, dans ce domaine, seul l’intérêt des Etats compte.

Disons-le tout net : nous n’éprouvons aucune gêne à faire appel à l’appui et au support de nos partenaires. Et à le concevoir dans le cadre de la solidarité, de la fraternité, de la bienveillance et de la générosité des peuples et des Etats.

Et la raison en est simple: nous l’avons déjà fait pour d’autres, pour beaucoup d’autres. L’Amérique Latine – du Venezuela à l’Equateur, en passant par le Panama, la Colombie, la Bolivie, le Pérou – en sait très long. La République Dominicaine, la Grèce, l’Ethiopie, la Lybie peuvent en témoigner également.

Lorsque, par exemple, au début du XIXe siècle, le Président Alexandre Pétion offrait au Liberador Simon Bolivar hospitalité, armes, munitions, combattants, argent, conseils et autres pour aller libérer la Grande Colombie, il ne réclamait aucun droit de suzeraineté sur les territoires concernés. Et lorsque Bolivar, une fois vainqueur, lui demande comment il peut le remercier de ses bienfaits, il lui rappela simplement son vœu relatif à la libération des esclaves du sous-continent. La même histoire se répètera lorsque le Président Boyer aidera les nationalistes grecs à recouvrer l’indépendance du « Berceau de la Civilisation ».

Mais, direz-vous, en quoi cela concerne la Francophonie ?

Rappelons simplement qu’Haïti constitue l’un des membres les plus légitimes de la Francophonie, dont l’apport au prestige du français dans le monde et à la croissance du monde francophone demeure incontestable.

Faut-il rappeler qu’Haïti a déjà amplement prouvé sa solidarité et sa générosité envers avec la communauté francophone du monde entier ?

Faut-il rappeler qu’Haïti et la France demeurent les porteurs de deux (2) des trois (3) plus grandes Révolutions Mondiales du XVIIIe siècle, dont les tenants et aboutissants continuent d’inspirer les meilleurs idéaux de l’humanité ? Faut-il rappeler qu’Haïti et le Canada sont les seuls pays francophones de tout le continent américain, les deux par qui le français s’établit comme une des langues officielles de l’Organisation des Etats Américains (OEA) ?

L’exemple de la Révolution Haïtienne

Faut-il rappeler la longue histoire de solidarité et de générosité, d’Haïti vis-à-vis de l’Afrique, histoire dont se rappellent certainement nos frères d’Ethiopie, du Congo, du Liberia, d’Afrique du Sud, de la Lybie, du Sénégal, qui considèrent la Première République Noire du Nouveau Monde comme leur référence, leur inspirateur, leur défenseur, leur mentor.

La contribution d’Haïti au rayonnement de la langue française est incommensurable ; le rôle d’Haïti dans l’accession du français au statut de langue officielle dans plusieurs institutions internationales est très connu.

La participation d’Haïti à la construction et à la prospérité du monde francophone est substantielle. Ce n’est pas ici le lieu d’inventorier toutes les actions conduites ou tous les sacrifices consentis par Haïti, consciemment ou inconsciemment, au service du monde francophone. Les peuples de France et de Navarre, du Canada et du Québec, de l’Afrique francophone, entre autres, ne sauraient ne pas s’en souvenir.

Haïti a donc payé son tribut de générosité et de solidarité envers la communauté
francophone.

Aujourd’hui, la communauté francophone peut-elle demeurer indifférente au sort d’un de ses membres les plus conséquents ? Peut-elle assister silencieuse et inactive à la mort lente ou à la disparition de cette référence incontournable de la
Francophonie ? Quel sens auraient alors la Francophonie et tous les idéaux qu’elle dit inspirer ?

Mais, se demande-t-on, que peut bien faire la Francophonie ? Dans ce monde en proie aux préoccupations et aux risques que l’on sait, l’heure est-elle vraiment à la solidarité envers ce pays qui ne possède pas les dimensions de l’Ukraine ?

En tout premier lieu, ne limitons pas nos regards aux seuls pays riches de la Francophonie. Notre appel s’adresse à toute la communauté francophone du monde entier. À toute la Francophonie dans toute sa diversité, dans sa pluralité, dans sa multiplicité. À la Francophonie dans ses idéaux les plus nobles, les plus généreux, les plus humanistes.

Il faut d’abord que la vision de la Francophonie et de toute la communauté internationale sur Haïti change drastiquement pour une redéfinition de la coopération entre notre pays et ses partenaires.

Qu’Haïti soit considérée pour ce qu’elle est réellement, dans son histoire, dans sa culture, dans ses richesses, dans son patrimoine, dans ses faiblesses, dans ses difficultés, dans ses malheurs, dans ses espérances, dans ses potentialités, dans ses projets.

Transformer les relations internationales d’Haïti

Qu’il soit admis que, sans vouloir ignorer les actions néfastes de ses fils les plus dénaturés, Haïti n’est pas la seule responsable de cet état dans lequel il se trouve maintenant. Qu’il lui arrive souvent de ne pas avoir la maitrise du choix de ses dirigeants, des résultats de ses élections, des programmes et projets qu’elle met en œuvre ou qu’on met en œuvre à sa place. Que ses ressortissants ne sont pas toujours les plus grands acteurs ou les plus grands bénéficiaires des actes de corruption et des grands trafics transnationaux qu’on réalise en son nom.

Qu’il soit reconnu qu’Haïti a ses propres projets, ses propres ambitions, ses propres espérances, qu’elle sait clairement où elle veut aller et comment y arriver. Mais qu’elle en a été empêchée. Que, pour y arriver, elle a besoin de l’appui, de la solidarité, de la bienveillance de ses partenaires.

La Francophonie peut déjà s’évertuer à mieux connaitre Haïti, à mieux respecter ses choix et permettre à la communauté internationale de poser un regard plus objectif sur la Première République Noire du Nouveau-Monde.

Pour mieux favoriser l’émergence de cette solidarité et de cette bienveillance, peut-être devrions-nous éviter de nous en tenir à l’action des seuls Etats. Il faudrait laisser ouverte une large fenêtre pour les autres acteurs collectifs et individuels et les autres instances des communautés francophones.

Quels mécanismes ? Quelles actions ? Quelles modalités ? Comment mobiliser cette société civile de la Francophonie ?

Voilà un champ fertile qui s’offre à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et autres institutions s’y rapportant, aux Etats, aux intellectuels, aux universitaires, aux citoyens de la communauté francophone mondiale pour vivifier la Francophonie, pour la rapprocher un peu plus, un peu mieux, de ses idéaux, pour mettre en œuvre de manière concrète la solidarité qu’elle prône pour aider un de ses membres les plus représentatifs à se sortir de cette spirale diabolique dans laquelle il se trouve. Et aussi pour en faire un exemple vivant de ce que peut être une francophonie véritablement solidaire.

Dans cette perspective, le cas d’Haïti et la réponse des peuples et des Etats francophones à cet appel peuvent offrir le modèle adéquat pour la concrétisation des idéaux de la Francophonie, tels que définis par ses initiateurs et ses concepteurs.

L’appel aux peuples et aux Etats francophones

Nous demandons à toutes les personnalités et institutions ici présentes, tous ceux qui auront pris connaissance de cet appel, de bien vouloir le diffuser le plus amplement que possible pour qu’il puisse être entendu par les oreilles les plus appropriées de tous les Etats et de toutes les communautés francophones.

De manière symbolique, j’en remets une copie au Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes et à la Ministre de la Culture et de la Communication de la République d’Haïti, au Représentant de l’OIF en Haïti et au Directeur de l’Agence Universitaire de la Francophonie pour la région Amérique pour qu’il soit transmis aux autorités et instances appropriées, notamment aux représentations diplomatiques d’Haïti à travers le monde francophone, à Madame la Secrétaire Générale et autres instances de l’OIF, au Président de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), à son Recteur et à toutes les universités- sœurs, membres de l’Agence.

À nous tous, je souhaite une excellente Quinzaine de la Francophonie 2023.

Je vous remercie de votre attention.

9 mars 2023

Fritz DESHOMMES
Recteur de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH)

Appel aux dons pour enrichir le patrimoine national

Port-au-Prince le 13 mars 2023.- Le Ministère de la Culture et de la communication invite les personnes physiques ou morales qui disposent de tout objet d’intérêt patrimonial digne d’être conservés par une institution nationale, à savoir des œuvres d’art, des ouvrages de nos grands auteurs, d’anciens outils agricoles, d’instruments de musique, d’articles religieux, d’anciens costumes traditionnelsou encore des vestiges du passé militaire du pays qu’il seraittrès heureux de les recevoir en dons pour enrichir la collectiondu Musée du Panthéon National (MUPANAH) et de la Bibliothèque Nationale d’Haïti.

Le Ministère de la Culture et de la Communication s’engage à publier sur son site les noms des donateurs accompagnés de la liste des objets qu’il aura reçus. 

Ces dons peuvent être envoyés ou remis dans les bureaux centraux au ministère de la Culture et de la communication ou directement au Musée du panthéon national (MUPANAH).

Discours de la Ministre de la Culture et de la Communication, Mme Emmelie Prophète-Milcé, à l’occasion du Lancement de la quinzaine de la Francophonie

Je voudrais avant tout vous rassurer de l’attachement de l’État haïtien et de son Gouvernement à l’Organisation internationale de la Francophonie, à sa mission permanente en Haïti et aussi à cet espace politique, linguistique et hautement culturelle qu’est le monde francophone.

En Haïti, nous nous réjouissons chaque année au moment de nous joindre à nos frères et sœurs des peuples de la Francophonie pour célébrer la solidarité à travers la Quinzaine de la Francophonie. Malgré la situation sécuritaire sociale et économique difficile de notre pays, nous nous tenons derrière nos principes et nos engagements pour souligner incontestablement notre désir de continuer à apporter notre contribution au rayonnement de la Francophonie et à l’avenir de la langue française. « 321 millions de francophones, des milliards de contenus culturels » est un thème puissant autour duquel, cette année, la Francophonie sera célébrée. Est-ce important de rappeler (je le fais quand même) qu’Haïti, au delà des handicaps liés au manque de ressources économiques, a toujours été un contributeur de premier plan à l’enrichissement du corpus culturel de la Francophonie.
À travers ses créateurs talentueux et lucides, à travers ses penseurs, parmi les plus brillants de ceux utilisant le français au 19e et à la première moitié du 20e siècle, Haïti a joué sa partition. Et, aujourd’hui, pour ne pas perdre son humanité, pour protéger sa population et pour continuer à rêver et à construire l’avenir du monde francophone, Haïti a besoin de l’aide de ses amis, de ceux de communauté internationale et de ceux de la Francophonie.

Mesdames, Messieurs,

Haïti a toujours cru que ses aspirations, même celles qui se révèlent être les plus profondes, sont aussi celles de la Francophonie. Haïti a besoin de cocher toutes les cases qui cautionnent un État de droit avec des institutions solides et un sens du développement durable à toute épreuve. Haïti a besoin de garantir la place des jeunes dans la conception et la construction de l’avenir du pays et par ricochet du monde francophone.

Aussi, je voudrais que toutes les institutions et personnes impliquées dans l’organisation de cette quinzaine de la Francophonie en Haïti soient chaleureusement remerciées et prennent conscience de leur contribution au projet d’un monde meilleur avec le soutien responsable de la Francophonie.

Nous sommes 321 millions de francophones éparpillés sur tous les continents, ce qui représente une part très importante de la population mondiale. À Taipei, à New-York, à Saint-Pétersbourg, à Alexandrie, entre autres, des centaines de milliers de personnes viendront témoigner de l’importance des valeurs portées par la Francophonie. En réalité, c’est la pertinence des contenus francophones, ceux numériques et patrimoniaux qui a convaincu des milliers de locuteurs, qui n’ont pas le français en partage comme langue maternelle, à rejoindre notre large communauté pour célébrer, pendant toute la seconde moitié du mois de mars, les valeurs proposées et défendues par la Francophonie. Donc, force est d’admettre que notre patrimoine est à la fois local, francophone et universel.

Mesdames, Messieurs,

Les Haïtiens sont des passeurs d’imaginaires et des gardiens de la mémoire. Le patrimoine haïtien est le principal élément de la cohésion sociale et aussi un motif de fierté pour tout un peuple. Chaque année, depuis deux ans, le Gouvernement choisit de parler au monde et à l’ensemble des Haïtiens, avec des idées et des initiatives qui rassemblent. Si l’année dernière était celle de La Belle amour humaine, cette année est consacrée au Patrimoine haïtien. Pour le ministère de la Culture et de la Communication dont j’ai l’honneur d’être la titulaire, c’est la façon, pour le pays, de préserver, de restaurer, de réhabiliter et de mieux faire connaître un patrimoine universel et intemporel puisqu’il a accompagné et soutenu tant de luttes pour la liberté, la dignité, le partage et la solidarité entre les peuples. Notre lutte contre le colonialisme, notre littérature de haute résistance et notre métissage assumé font partie de notre don à l’humanité.

Pour affirmer votre attachement à la large communauté francophone, je vous convie à chérir l’amitié et la solidarité entre les peuples francophones et aussi à défendre la place du Patrimoine haïtien dans les contenus francophones particulièrement numériques. La Francophonie a besoin de se développer et de rendre le monde meilleur. Pendant qu’il est encore temps.

Je vous remercie.

Le MJSP veut mettre fin à la détention préventive prolongée

Port-au-Prince, le vendredi 10 mars 2023.- La lutte contre la détention préventive prolongée, illégale et arbitraire, l’un des axes prioritaires de la feuille de route de la ministre Emmelie PROPHÈTE MILCÉ, continue de porter ses fruits au niveau du système judiciaire haïtien. Pour le troisième mois consécutif, les données récoltées au niveau des dix-huit (18) juridictions de la République accusent de réels progrès.

Au cours de ce mois de février, un total de cent soixante-cinq (165) réquisitoires définitifs et cent six (106) actes d’accusation ont été rédigés par les Parquetiers au prorata des dossiers judiciaires en souffrance dans leurs juridictions respectives. Dans la même veine, cent soixante-huit (168) affaires ont été renvoyées au tribunal correctionnel conformément à la législation régissant la matière.

D’un autre côté, dans le souci de s’enquérir de l’état des détenus.es, un total de cent (100) visites ont été effectuées, tant par les commissaires du Gouvernement que leurs substituts, à travers les différents centres de détention et maisons d’arrêt du pays, ce, conformément aux dispositions des articles 442, 447 et 448 du Code d’instruction criminelle en vigueur.

Depuis la publication de la circulaire du 1e décembre adoptant des mesures administratives contre la détention préventive prolongée, illégale et arbitraire, le nombre de dossiers renvoyés au correctionnel est porté à cinq cents quatre-vingt dix-huit (598) au total, sans comptabiliser les cinq cents trente et un (531) réquisitoires définitifs et les trois cents vingt-six (326) actes d’accusation qui ont été rédigés pour le même trimestre. Les visites dans les prisons civiles se sont, quant à elles, élevées à trois cents soixante-seize (376).

Unité de Communication

Lancement officiel du Programme pluriannuel de résilience en faveur de plus de 45 000 enfants haïtiens

Port-au-Prince le 8 mars 2023.- Au nom du ministre Nesmy Manigat, le directeur général de l’Office national de partenariat en éducation (ONAPE), Dr Hervé Boursiquot, de concert avec les représentants du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et du Programme alimentaire mondial (PAM), a procédé, le mardi 7 mars 2023, au lancement officiel du Programme pluriannuel de résilience (PPR/ ou en anglais : Multi-Year Resilience Program) en appui au secteur de l’éducation. La cérémonie s’est déroulée à l’Hôtel Montana, en présence de plusieurs acteurs du secteur éducatif.

Financé par Education Cannot Wait (ECW), il s’agit d’un programme qui vise à permettre à plus de 45 000 enfants et adolescents haïtiens, dont 20 000 filles, de bénéficier d’un soutien éducatif fondé sur une approche holistique.

Le programme, qui s’étend sur trois ans, est géré conjointement par l’UNICEF et le PAM, sous la coordination du gouvernement haïtien à travers le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP).

« C’est toujours une bonne occasion de saluer le courage et la détermination des acteurs du ministère ainsi que la volonté manifeste des partenaires techniques et financiers, de maintenir le cap vers la transformation de l’éducation en Haïti. Le lancement du Programme pluriannuel de résilience est une manifestation de taille de cette volonté et de cette détermination », a déclaré d’entrée de jeu, le directeur général de l’ONAPE, lequel s’est réjoui du fait que le département de l’Ouest fasse partie des zones d’intervention dudit programme.

Il s’agit d’après le Dr. Hervé Boursiquot du premier projet mis en œuvre en Haïti par Education Cannot Wait (ECW) ; un projet ayant une dimension humanitaire à laquelle est adjointe la visée du développement.

« Ce double aspect traduit toute la volonté du ministre Nesmy Manigat qui tient à ce que les interventions internationales ou locales ne priorisent pas un aspect au détriment de l’autre, dans le cadre des actions visant le renforcement du système éducatif haïtien», a soutenu le numéro Un de l’ONAPE.

S’adressant à l’UNICEF et au PAM, deux organismes des Nations Unies sélectionnés comme gestionnaires de ce fonds fiduciaire, Dr Hervé Boursiquot leur a demandé de travailler en étroite collaboration pour assurer que les résultats escomptés soient atteints.

François Kampundu, le représentant adjoint de l’UNICEF en Haïti a exprimé son contentement d’accompagner le ministère et de participer au lancement du Programme pluriannuel de résilience qui, a-t-il dit, vise également à garantir le droit à une éducation inclusive et de qualité pour les filles et les garçons des couches les plus vulnérables

Un peu plus loin, François Kampundu, a félicité le ministère de l’Education nationale pour son intérêt manifeste à poursuivre ses efforts afin de garantir l’accès à une éducation de qualité pour tous les enfants. Il a réitéré l’engagement de l’UNICEF de continuer à œuvrer aux côtés du MENFP pour le bien-être des enfants haïtiens.

« Je salue particulièrement la collaboration entre le MENFP, Education Cannot Wait, le PAM et l’UNICEF qui constituent le comité de coordination et de suivi de la mise en œuvre du programme. Je reste aussi convaincu qu’avec la collaboration de tous les acteurs concernés, nous atteindrons les résultats attendus », a conclu M. Kampundu.

De son côté, le représentant adjoint du PAM en Haïti a passé brièvement en revue la situation difficile dans laquelle évolue l’école haïtienne. Cependant, Marc André Prost a aussi rappelé que l’école doit être toujours un lieu de développement cognitif, physique et émotionnel de l’individu. Pour le numéro Deux du PAM en Haïti, par le biais de ce Programme pluriannuel de résilience, des élèves de plus de 90 écoles vont pouvoir bénéficier d’un repas chaud chaque jour, en ce qui concerne l’appui que son organisme compte apporter au MENFP.

Intervenant depuis Washington (E.-U), la représentante de Education Cannot Wait (ECW), Mme Jihanne Latrous, a salué le dévouement du ministère et de ses partenaires qui s’engagent avec un souci manifeste à supporter des enfants scolarisés, mais qui évoluent dans des situations socio-économiques précaires.

En guise de rappel, le Programme pluriannuel de résilience en Haïti bénéfice d’un fonds de 11.8 millions de dollars américains qui est alloué au secteur éducatif en 2022, par Education Cannot Wait (ECW) dans le but de soutenir l’éducation des enfants vulnérables touchés par les différentes crises humanitaires qui frappent le pays.

Dans le cadre de ce financement, le Partenariat mondial pour l’Education (PME) représente un agent de coordination avec pour mission de s’assurer de la complémentarité entre l’approche humanitaire et l’approche de transformation du système éducatif haïtien.


Bureau de communication

MENFP

Vers le renforcement de la sécurité dans le périmètre des écoles

Port-au-Prince, le jeudi 9 mars 2023.- Une importante rencontre s’est tenue ce jeudi après-midi au Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique autour de la crise sécuritaire qui affecte les écoles et les mesures à adopter pour y faire face. À cette réunion réalisée sous le leadership des Ministres de la Justice et de la Sécurité Publique Emmelie PROPHÈTE MILCÉ et de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle Nesmy MANIGAT, ont pris part notamment des directeurs d’écoles publiques, privées et religieuses, des syndicats d’enseignants ainsi que des autorités policières.

C’était l’occasion pour la ministre de la Justice et de Sécurité Publique de passer des instructions aux responsables de la Police présents, afin qu’ils prennent des dispositions célères en vue d’un déploiement massif d’unités spécialisées dans les périmètres des les écoles et centres d’apprentissage, dans la perspective de rétablir un climat de sécurité propice à la continuation des cours.

Le MJSP a prévenu dans une note en date du 8 mars les auteurs, co auteurs et complices de menaces, de kidnapping, qu’ils seront poursuivis et punis conformément à la Loi.

Le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique met tous les moyens possibles à la disposition de la Police pour faire face à cette violence inédite et aveugle qui affecte tous les secteurs et appelle les citoyennes et citoyens à un devoir de résistance.

° Unité de Communication
• Mars 2023

Nòt pou Laprès Ministè Jistis ak Sekirite Piblik

Pòtoprens, 8 mas 2023.- Ministè Jistis ak Sekirite piblik (MJSP) aprann gen enstitisyon, komès, lekòl ak sitwayen, ki lakay yo, ki ap resevwa lèt menas komkwa bandi pral detwi byen yo, kraze kay yo, touye yo, kidnape yo si yo pa bay lajan.

MJSP ap fè tout moun konnen depi yo jwenn lèt sa yo pou yo pa manyen yo twòp on fason pou anprent dijital ak lòt prèv pa disparèt. Direksyon santral Lapolis jidisyè (DCPJ) ak Polis syantifik kapab jwenn moun ki ekri yo gras ak bazdone Leta genyen epi ki chaje enfòmasyon sou moun ki gen kat idantifikasyon oubyen lòt dokiman.

Moun ki ekri lèt sa yo, Leta ap idantifye yo, pran tout dispozisyon pou pa delivre yo pyès tankou paspò, kazye jidisyè, limite aksè yo ak on seri sèvis, mete manda dèyè yo, arete yo pou aktivite teworis jan Lwa 2013, ki modifye an 2016, sou blanchiman ak finansman teworis presize, ak Lwa oktòb 2017 sou kidnaping ki modifye lwa 20 janvye 2009 la.

MJSP ap raple ni moun ki ekri lèt sa yo, ni moun ki nan siveye rapòte, bay kout dwèt pou kidnape moun, bay kote pou sere moun yo kidnape, ki siveye moun yo kidnape, kapab pase tout rès vi yo nan prizon.

Si ou resevwa on lèt menas, rele Pakè Pòtoprens nan 36049602 oubyen DCPJ nan 37 33 3640