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SECTEURS

Vers la relance des activités scolaires dans les zones affectées par l’insécurité

Port-au-Prince le 30 novembre 2021.- Comme annoncé dans son discours d’investiture, le ministre MANIGAT est déjà à l’écoute des directeurs d’écoles se trouvant dans les zones affectées par l’insécurité. Il a rencontré, ce lundi 29 novembre 2021, à l’Inspection générale de l’éducation, plusieurs directeurs d’écoles situées dans les zones difficiles. Il voulait échanger avec chaque acteur, comprendre la réalité, et voir comment relancer les activités scolaires avec la contribution de tous.

Plus d’une quarantaine de directeurs d’écoles ont participé à cette réunion de travail autour d’une éventuelle reprise des activités scolaires dans les zones affectées, en raison de l’insécurité. Convoquée à l’initiative du nouveau titulaire du MENFP, Nesmy MANIGAT, cette rencontre devait permettre de faire le point sur les zones rouges de la région métropolitaine où les activités scolaires sont encore paralysées et envisager quelles perspectives pour un retour à l’école.

C’est la Direction générale, de concert avec la Direction départementale d’éducation de l’Ouest (DDE-O), qui a organisé la rencontre au local de l’Inspection générale de l’éducation à Musseau, sur instruction du ministre. Pour le directeur général, Dr Meniol JEUNE, il s’agit d’une réunion d’importance, compte tenu des enjeux, de l’avenir de nombreux enfants qui attendent encore la reprise des activités scolaires dans ces zones.

Pour le ministre MANIGAT, il est inconcevable que les activités scolaires soient encore paralysées dans ces zones. L’école est un espace inviolable qui doit être protégé en toutes circonstances, et les enfants devraient bénéficier de l’attention et de la protection de tous. Et c’est en ce sens qu’il a tenu à inviter tous les acteurs pour débattre de la question et voir quelles solutions possibles pour la reprise des activités scolaires avec l’apport de tous.

Des directeurs d’écoles désenchantés

Ainsi, tour à tour, orienté par le directeur départemental d’éducation, Ernest Clergé, plusieurs directeurs et directrices d’écoles publiques et non publiques ont pris la parole pour décrire la situation de leur établissement et de l’environnement délétère global sur le plan sécuritaire qui empêche le fonctionnement normal de leur école.

Agressions permanentes, blessures par balles, morts quasi quotidiennes, peur constante du personnel des établissements fuyant le lieu de travail, migration des élèves etc., c’est le lot constant décrit par les responsables d’établissements désenchantés par la dégradation constante du climat sécuritaire de l’environnement scolaire. Et pourtant, disent-ils, la soif de travail est là et les attentes des familles sont grandes pour l’éducation de leur enfant. A en croire les témoignages, la plupart des écoles ne fonctionnent plus et les enfants n’ont pas eu droit à un jour de classe depuis le lancement de l’année académique 2021-2022.

Trouver des pistes pour la reprise de l’école

Un constat alarmant, inquiétant qui interpelle chaque acteur, estime le ministre MANIGAT, fortement secoué par ces témoignages accablants. Mais il y a des pistes intéressantes évoquées par certains directeurs, croit-il, pour une éventuelle reprise des activités scolaires et nous devons nous y atteler pour redonner espoir.

Le ministre de l’Education nationale propose, en ce sens, une deuxième réunion de travail où l’on pourra mieux aborder les propositions viables pour une reprise des activités scolaires. Le rendez-vous est ainsi donné d’ici une semaine sur ce sujet vital avec les acteurs présents afin de creuser davantage et identifier les pistes de solutions possibles pour redonner espoir à ces jeunes qui attendent.

Notons que la réunion s’est tenue en présence des membres du cabinet du ministre, de plusieurs hauts cadres du MENFP, notamment d’un inspecteur général de l’éducation, Louis Fritz Dorminvil, du directeur de l’enseignement secondaire, Maxime Mésilas, du coordonnateur des directions départementales d’éducation, Hérold Latortue, des coordonnateurs de la Direction générale, Jackson Joseph et Nelson Pierre, ainsi que de plusieurs agents et de responsables d’Edupol, la police communautaire affectée à l’éducation.

Bureau de communication

du MENFP

Cérémonie de dépôt d’offrande florale à la mémoire des victimes du massacre de la ruelle Vaillant

Port-au-Prince, le 29 novembre 2021.- Le Premier ministre, Dr Ariel Henry, à l’occasion du 34e anniversaire du massacre de la ruelle Vaillant, s’est rendu, ce lundi, sur les lieux pour saluer la mémoire des vaillants électeurs, lâchement assassinés, bulletins en main, par les ennemis de la République et de la démocratie.

Pour marquer cette date mémorable, le Chef du nouveau Gouvernement de consensus, issu de la mise en œuvre de l’Accord politique pour une gouvernance apaisée et efficace de la période intérimaire, profite de l’occasion pour réitérer son inébranlable détermination à continuer à œuvrer, sans répit, à la création d’un climat social et politique serein, visant à garantir l’organisation d’élections libres, transparentes et non partisanes sur tout le territoire de la République.

C’est la condition sine qua non, estime-t-il, pour doter le pays d’un personnel politique légitimement élu, destiné à faire fonctionner les institutions démocratiques à plein régime.Selon le Premier ministre, Ruelle Vaillant ne doit plus jamais se reproduire, tant cet acte, tristement célèbre, reste odieux et antidémocratique.

En sa qualité de président du Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN), le Chef du Gouvernement tient à rappeler que la PNH, garante de la protection des vies et des biens, demeure le symbole phare d’une nation solidaire et indivisible. Ses plus braves policiers doivent, en toutes circonstances, s’inspirer des hauts faits d’armes des héros de l’indépendance dont ils sont les dignes représentants, en vue d’œuvrer constamment pour la sécurité du peuple haïtien qui rêve tant de jouir pleinement des fruits de notre démocratie naissante.

Discours du PM Ariel Henry lors de son installation à la tête du MCC

Mesdames, Messieurs,

Ce n’est pas sans émotion que je m’amène ici dans ce haut lieu de culture et de la communication. Je suis, encore une fois, heureux de répondre à l’appel du devoir, du patriotisme et de la solidarité citoyenne, à un moment où notre pays a, plus que jamais, besoin d’hommes et de femmes qui jouent, non en faveur de leurs propres intérêts, mais qui luttent pour le  changement des conditions de vie d’un peuple qui fait face à de nombreux obstacles, et d’un pays qui se débat encore difficilement pour sa survie.

Je suis heureux d’être aujourd’hui,ne  serait que temporairement, à la tête de ce ministère, si important dans l’articulation de la politique gouvernementale et dans l’interaction obligée entre les dirigeants et les citoyens, de quelque position qu’ils se trouvent à la limite des 28 000 kilomètres carrés qui forment notre territoire.

Nous sommes un pays à longue tradition culturelle. Pourtant, on a l’impression que ce sont d’autres pays qui nous révèlent la richesse de notre culture, son cachet particulier et sa portée emblématique, alors que notre patrimoine culturel a servi de passeport à plein d’autres nations, que ce soit dans le domaine de la musique, de la peinture, de la littérature, de l’artisanat, de l’art en général. Il est temps que nous nous démarquions de cette contradiction.

Nous sommes un pays de grande culture, et c’est à cela, entre autres, que nous devons notre passé de peuple, en regard du profond héritage que nous ont légué nos pères. C’est cette culture qui peut servir de vecteur en vue de projeter cette nouvelle image prônée par plus d’un.

Ce ministère sera considéré comme un haut lieu de production culturelle, en même temps garant du patrimoine haïtien. Il se voudra être également à l’avant-garde de la promotion des valeurs culturelles haïtiennes, que ce soit en termes artistiques, artisanaux, en termes d’exposition, de production et de créativité. Je donne la garantie qu’aucun aspect dans ce domaine ne sera négligé.

D’un autre côté, dans un pays comme Haïti où la majeure partie de la population vit dans l’insuffisance des actions gouvernementales, la communication est appelée à exercer une fonction dynamique dans le devenir socioéconomique de la nation. Le développement, de quelque ordre qu’il soit, social, culturel, économique ou politique, ne peut produire son plein effet que si les bénéficiaires se trouvent en état de réceptivité, c’est-à-dire, s’ils sont motivés par la nécessité de bien appréhender le progrès qui doit se faire, avant tout, à leur avantage.

Noussommes convaincus de l’impérieuse nécessité d’établir ou de renforcer l’articulation qui doit exister entre les différentes institutions étatiques du pays, en vue d’éviter que soit biaisée la perception des usagers de la chose publique. Les acteurs gouvernementaux doivent s’inscrire dans une dynamique d’échange informationnel avec ces derniers, qui aura comme conséquence, à court, moyen et long terme, leur participation directe ou indirecte dans la gestion de l’État. Une vraie politique nationale de communication doit se consigner dans le cadre de référence et d’orientation de la politique de développement économique et social de notre pays, par rapport à la notion de bonne gouvernance.

Aujourd’hui, la vie et l’essor économique des peuples ne sont plus entravés par la difficulté de partager les informations. Les Nouvelles technologies de l’information et de la communication sont à la portée de tous, en plus de la presse qui doit essentiellement servir de relais entre les différentes catégories de la population et le pouvoir. Ainsi, les peuples, les citoyens, à travers la presse, peuvent, à toute heure, à chaque seconde, et si loin qu’ils soient, communiquer leurs craintes, leurs espérances, leurs déceptions et leurs attentes.

Fort de cela, mon ministère souhaite être complice des journalistes, de la presse en général, en ce sens que nous devons nous complaire à échanger constamment des idées, comme dans un laboratoire, de façon à éviter des mésinterprétations et des malentendus. Les portes du ministère seront toujours ouvertes à la presse et je souhaite que nos relations, en tant que Ministère de la Communication et de la Culture, s’intensifient jour après jour. Ce dialogue permanent et structuré, qui est mon leitmotiv leitmotive, doit se manifester dans ce ministère et chez les opérateurs culturels.

Nous nous proposons aussi d’engager un dialogue permanent avec les Associations de patrons de médias et des journalistes sur un ensemble de questions d’importance liées au secteur. Nous allons travailler avec les médias haïtiens de la diaspora pour permettre à nos compatriotes vivant à l’étranger de rester en contact avec la terre natale, de mieux s’informer des activités du gouvernement et, en même temps, de produire leurs doléances. Mon gouvernement s’engage à respecter la liberté de la presse, tout en espérant que la presse jouera pleinement son rôle dans le processus de consolidation de la démocratie et du progrès économique.

Au ministère de la Culture et de la Communication, nous allons tout mettre en œuvre pour que les journalistes aient accès aux informations. Des mécanismes seront également mis en place pour favoriser une interaction intense entre les médias et tout l’appareil gouvernemental. Notre ministère servira d’interface active et permanente entre la presse et les différents ministères, ainsi que les organismes déconcentrés.

Nous tâcherons de développerune politique de communication dynamique et cohérente, basée sur les moyens traditionnels et les réseaux sociaux, de façon à informer la population des réalisations de notre Administration. L’année prochaine, doivent se dérouler, dans notre pays, des élections générales et des consultations populaires pour l’adoption d’une nouvelle Constitution dans notre pays. Le ministère de la Culture et de la Communication entend s’associer avec les instances du nouveau Conseil électoral provisoire et des organisations de la société civile pour permettre la participation d’un plus grand nombre d’électeurs aux prochains scrutins à travers une campagne nationale de sensibilisation intense et bien articulée.

En ce qui a trait aux médias d’Etat, notamment la Radio nationale et la Télévision nationale d’Haïti, la situation est alarmante, chaotique. Plus d’un se demande de quoi ils sont encore utiles. Ce n’est pas possible que la Radio et la Télévision nationale se soient retrouvées dans un tel état de délabrement, avec une programmation inadaptée, pour ne pas dire inexistante. Il nous faut, le plus rapidement possible,  procéder à un état des lieux au niveau de ces deux institutions d’État, et prendre des dispositions immédiates pour qu’elles remplissent leur rôle de service public auprès de la population.

Elles devront également être accessibles aux représentants de toutes les tendances politiques qui respectent les règles du jeu démocratique, plus particulièrement, lors de la prochaine campagne électorale. Les contraintes et les défis sont énormes.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Chers collaborateurs,

Je sais combien votre bienveillant concours peut être utile à l’accomplissement de la lourde tâche que j’assume Je sais très bien que la responsabilité est lourde. Mais, mesurant nos forces aux besoins de la patrie, nous contribuerons ensemble à établir un grand cordon de solidarité pour nourrir davantage l’espoir au coeur de nos compatriotes d’ici et d’ailleurs, dans la plus parfaite harmonie.

Aux employés et cadres de l’institution, j’exprimerai toujours toute ma satisfaction des bonnes relations qui existeront entre nous et je vous remercierai instamment de votre support dans l’exécution quotidienne de la tâche. Permettez-moi de vous assurer, Mesdames, Messieurs, que vous pouvez compter entièrement sur moi, comme à mon tour, je compte absolument sur vous. J’attends que vous fassiez preuve constamment d’abnégation et d’esprit d’initiative pour fournir un travail à la dimension des attentes du public. Je serai toujours, en tout temps et en tout lieu, à votre écoute et à l’écoute des différents secteurs de la vie nationale.

 Merci!

Discours du PM Dr Ariel Henry à l’investiture du nouveau cabinet ministériel

Suivez le Premier ministre :

Mesdames, Messieurs les Ministres entrants,

Mesdames, Messieurs les Ministres sortants,

 Messieurs les Secrétaires Généraux,

Monsieur le Directeur de Cabinet,

Messieurs les Honorables du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire

Monsieur le Commandant en Chef a. i. des Forces Armées d’Haïti

Monsieur Le Commandant a. i. en Chef de la Police Nationale Haïti

Mesdames, Messieurs les Chefs de Mission Diplomatiques et Corps Diplomatique,

Mesdames, Messieurs les Membres de Cabinet du Premier Ministre

Mesdames, Messieurs les Hauts Cadres de la Fonction Publique

Des Représentants des partis politiques

Mesdames, Messieurs les Représentants des Organisations de la  Société Civile,

Mesdames, Messieurs, en vos Rangs, Grade et Qualité,

Chers Compatriotes,

Distingués Invités (e) s,

Mesdames, Messieurs,

Il y a quatre (4) mois en installant le gouvernement, j’avais promis de prendre mon bâton de pèlerin et d’aller voir tous les secteurs de la vie nationale, en vue de construire un consensus suffisant autour d’un Accord politique. J’ai tenu cette promesse et j’ai pris le temps de rencontrer de nombreux partis et regroupements de partis politiques, de multiples organisations de la société civile, du secteur privé des affaires, des représentants des diverses confessions religieuses, des syndicalistes, des groupes de femmes, de jeunes, de paysans et des organisations populaires. Certains ont trouvé que j’ai consacré trop de temps à cette recherche de consensus, mais je  continue de croire que c’était nécessaire et que le sauvetage de notre patrie commune passait par une démarche qui soit la plus inclusive que possible.

 Mes efforts ont été couronnés de succès avec la signature, le 11 septembre dernier, de l’Accord politique pour une gouvernance apaisée et efficace de la période intérimaire. Ils sont des centaines d’organisations politiques et de la société civile à y avoir adhéré. Je choisis volontairement de ne pas mentionner de chiffres précis, parce que je ne suis pas dans une compétition avec quiconque. Je souligne seulement que cet accord n’est pas une entente entre copains, mais le résultat d’un compromis entre des compatriotes qui, hier encore, se combattaient et qui ont compris que le salut de notre pays exigeait d’eux beaucoup d’abnégation et un réel dépassement de leurs intérêts de groupe. A tous les signataires de cet Accord, dont seulement quelques représentants ont été conviés à cette cérémoniel à cause du manque de place, je veux adresser mes chaleureux remerciements, La nation nous regarde et prend note de votre sens élevé du bien commun et de votre capacité à faire taire vos querelles diverses et à accorder la priorité au sauvetage de notre pays menacé. Elle vous sera éternellement reconnaissante.

Apres la publication de l’Accord au journal officiel Le Moniteur, le 17 septembre 2021, j’ai pris plusieurs semaines pour continuer dans la dynamique de rassemblement et dans la recherche de plus d’unité entre Haïtiens. J’ai poursuivi la politique de la main tendue, compatriotes d’ici et de la diaspora, J e n’ai pas encore réussi à convaincre tout le monde, mais je  désespère pas de pouvoir faire comprendre aux uns et aux autres l’impérieuse nécessité de rejoindre ce front commun contre l’insécurité, contre la corruption, contre la misère et pour le redressement de notre pays.

Je redis merci aux signataires de l’Accord qui ont compris le sens de ma démarche et ont eu la patience d’attendre sa mise en œuvre effective.

Je veux aussi remercier les citoyennes et les citoyens qui ont accepté de servir le pays à mes côtes dans le gouvernement pendant ces mois derniers. Nous avons affronté ensemble bien des difficultés et nous les avons surmontées avec succès.  Mesdames, Messieurs, je vous sais gré de votre collaboration désintéressée et je vous souhaite de garder les mêmes bonnes dispositions à servir notre pays qui aura certainement besoin de vos compétences dans d’autres domaines.

Avec l’installation d’un nouveau gouvernement, nous abordons une nouvelle étape décisive

de la période intérimaire. Je n’apprends rien à personne en disant que l’une des tâches principales de ce gouvernement est de créer un environnement sûr et stable, propice à l’organisation des consultations populaires pour l’adoption d’une nouvelle Constitution et le choix des nouveaux élus qui auront à gérer notre pays tant au niveau national qu’au niveau local. C’est un challenge ambitieux et difficile, compte tenu du climat d’insécurité que certains ont choisi de faire régner dans divers coins du territoire. Qui dit nouvelle Constitution suppose l’élaboration d’un texte consensuel, des débats publics, une grande campagne d’information et de promotion auprès de la population. Qui dit élection, suppose qu’un climat sécuritaire revienne pour permettre aux partis politiques de mener campagne dans toutes les villes, dans tous les quartiers sans craindre pour leur vie et celle de leurs militants, sans avoir à pactiser avec les membres de gangs et des hors-la-loi.

Chers compatriotes

 En acceptant d’assumer la fonction de chef du gouvernement, je vous avais promis de parler vrai, sans langue de bois, Je crois que le peuple haïtien est assez mûr politiquement et assez mature pour entendre certaines vérités et pour comprendre les choix difficiles que nous devons faire. Je dois dire à vous tous et particulièrement à celles et ceux qui ont eu le courage de prendre leur responsabilité de citoyen en acceptant d’entrer au gouvernement à ce moment de notre histoire, notre pays connaît une situation difficile. En disant cela, je ne veux paniquer personne. Mais il nous incombe de bien cerner la complexité de la situation si nous voulons prendre ensemble les bonnes décisions.

Sur le plan sécuritaire, nous faisons le maximum avec les moyens dont nous disposons pour restaurer l’autorité de l’Etat et mettre hors d’état de nuire ceux qui veulent maintenir le chaos et empêcher la normalisation de la situation. La Police Nationale d’Haïti, soutenue par les Forces armées d’Haïti, a commence à resserrer l’étau autour de certaines zones de non-droit. Cette stratégie va se poursuivre et s’intensifier, au fur et à mesure que nous recevrons des équipements et des moyens appropriés. Une fois de plus je dis à ces jeunes gens déboussolés qui se sont laissé séduire par la violence armée, qu’ils doivent déposer leurs armes, sinon tôt ou tard, ils seront neutralisés et finiront en prison, ou ils risquent de perdre la vie s’ils résistent aux forces de l’ordre. Parce que pour construire cette nouvelle Haïti dont nous rêvons, la force doit rester à la loi.

Comment pouvons-nous espérer un retour à un fonctionnement normal de nos institutions dans une ambiance d’insécurité généralisée ? Comment rétablir la sérénité et le calme indispensables pour l’organisation des consultations populaires ? Comment attirer les investissements massifs nécessaires pour la création d’emplois durables et bien rémunérés pour notre jeunesse ? Comment pourrons-nous exploiter notre potentiel touristique considérable ?

S’il y a une question sur laquelle nous pouvons trouver un consensus national, c’est bien sur la nécessité de rétablir l’ordre et la sécurité. J’invite tous les secteurs, y compris ceux de nos compatriotes qui n’ont pas adhéré à l’Accord du 11 septembre 2021, à faire un faisceau autour du gouvernement, pou nou kwape ansanm ensekirite a kek lenmi Ayiti kite pou nou.

Depi nou pale de sekirite ,de lit kont kòripsyon ,de restorasyon otorite Leta ,fok nou pale de sistém jidisyé nou an ki malad anpil .Minis jistis la travay ou pral anpil ,travay ou pral difisil ,men mwen fé w konfyans pou bay bon rezilta  ,paske gen anpil bagay ki depann de rezilta sekté jistis la .Mwen pa pral bay tout féy de wout ministé a , men gen angajman ki pran nan Akò a sou detansyon prevantiv pwolonje e sou dosye moun yo di ki nan prizon pou zafé politik .

Mwen pa vle fé yon diskou ki twò long men mwen pa ka pa pale sou kesyon ekonomik yo ,ak sou  zafé bidjé rachitik Leta a .Eske nou konnen Leta fini ane fiskal 2020/2021  ap woule sou jant .Eske nou konnen sou bidjé ki te prevwa  254 milya goud se sélman 96 milya goud reset fiskal yo rapòte nan kes Leta ?Tout res 97 milya goud ki depanse ,se lajan yo fé nou kado oubyen lajan Leta blije prete .sa fé yon defisi bidjeté ki depase 72 milya goud e gen 30 milya goud pou sibvansyon gaz la sélman .Gen ekonomis ki di pou egzésis 2021/2022 a sibvansyon sa a ka monte 60 milya goud ,gen lòt ki di 90 milya .

Eske nou konnen chak fwa yon moun ,ninpòt ki moun ,rich ou pòv chofé taksi ,taptap ,moto ,kamyon transpò piblik ,gwo endistriyél ,komésan ,pwopriyeté gwo 4×4 ,chak fwa yo achete yon galon gazolin pou 201 goud ,Leta pedi 259 goud ?Lé yo achete yon galon dyezél pou 169 goud Leta lonje 210 ba yo .pou yon sitwayen ka achete yon galon kerozén pou 163 goud ,Leta blije mete 195goud pou li .Sa pa ka kontinye konsa ,si non pi devan nou pap menm ka komande gaz la .

Mwen vle nou tou konnen ak 30 milya goud nap sibvansyone gaz la pou kék moun ,nou ka bay pép la anpil sevis .Nou ka mete plis polisye nan lari a pou bay bon jan sekirite .Nou ka ba yo plis blende .Nou ka anplwaye plis pwofesé fe lekòl pou 500 mil timoun kip a ka ale lekòl yo ?Nou ka konstwi e ekipe plis lopital .Mwen ta ka kontinye lis la .

Ma gen pou m repale de kestyon sa ak nou yon lòt lé, avan nantet ansanm ak tout moun ki konsene yo, mwen pran desizyon k ap pi bon pou peyi a.

Mwen te di m  ap ban nou verite a janl ye a .E m ap mande tout minis nan gouvénman an ,ak tout sitwayen peyi a pou nou kònmense reflechi sou pi bon fason pou nou jere sa yo ,pwoblém sa yo nan dyalòg ak konsyasyon .Bezwen yo anpil nan tout sékté .popilasyon an ap tann sévis nan men Leta .Li endispansab pou Leta rantre plis taks e sitou pou Leta byen depanse lajan taks yo .

Ayisyen, Ayisyen

se kontribisyon nou k ap ede  Leta ranpli wòl li kòm sa dwa .mwen menm ak gouvénman an n ap pran angajman pou konbat kòwipsyon ak gaspiyaj  nan Leta ,pou n fé yon jésyon rasyonél de ti resous nou genyen yo .tout moun pra l blije mare senti yo .se konpòtman nou nan gouvénman an k ap rebay pép la konfyans nan dirijan l yo .

map relanse yon lòt apel bay tout fré n ak sé m yo ,pou nou fé linyon sakre pou nou sòti peyi a nan kriz l ap travése yo .Nou pa ka rantre nan chéz mizikal san rete nan tét peyi a .Ansanm nou ka fé mirak .Divizyon ,chire pit se pi bon resét pou yon echék koléktif.

Mesdames, Messieurs, Cher compatriotes,

Dès demain, je vais me remettre au travail pour mettre en œuvre les instances prévues dans l’Accord .je veux rassurer les secteurs qui , à cause de l’insécurité ,ont hésité à s’engager dans la mise en place du conseil électoral provisoire (CEP),de l’assemblée nationale constituante (ANC),et de l’Autorité de contrôle et de suivi (ACS), et leur dire que nous travaillons  de ce problème .Nous devons des a présent commencer a préparer les échéances .

L’article 12 de l’accord fixe un ensemble de taches au gouvernement qui prend fonction aujourd’hui. A ceux qui disent que le menu est trop copieux, je réponds qu’avec la bonne volonté et la participation du plus grand nombre, nous pouvons y arriver .Il est possible d’initier un certain nombre de programmes et projets qui devront être poursuivis et mener à terme par les prochains élus .Nous y mettant tous, nous réussirons.

C’est pour assurer la participation du plus grand nombre que je me suis engagé à prioriser un dialogue permanent et structure sur toutes les questions d’intérêt national .Dans la nouvelle Haïti, nous devrons apprendre à régler nos différends par la dialogue et à construire de consensus suffisants sur les questions essentielles.

Le recours à des modes d’expressions violentes ne constitue pas la meilleure façon d’adresser les problèmes ni  de prendre des décisions dans l’intérêt collectif .nous avons essayé ces formules depuis plus de trente (30) ans et nous voyons les résultats.

Nous devons changer de paradigme .Quelque chose doit changer dans notre pays ,dans notre façon de faire ,dans notre d’être ,dans notre façon de vivre ensemble ,dans notre façon de partager ce que nous avons .J’ai dit récemment que notre génération a l’opportunité d’assister dans le même a leur l’effondrement de nos institutions et d’être appelée à œuvrer à leur reconstruction .Nous ne pouvons pas rater ce rendez-vous avec l’Histoire .nous nous  devons de nous montrer à la hauteur de cette noble tâche .Nous devons cela a notre jeunesse et à nos Descendants .

Mesdames, Messieurs les membres du gouvernement

Dès que vous aurez pris fonction, nous aurons à mettre les bouchées doubles, si nous voulons répondre comme il se doit aux obligations qui sont les nôtres .vous avez accepté cette responsabilité dans des conditions difficiles, votre taches et notre réussite n’en seront que plus exaltantes.

Je ne peux pas terminer sans attirer l’attention sur la persistance au niveau mondial des conséquences de la covid 19,Mezanmi kovid egziste tout bon vre e li déjà atenn e tiye anpil moun sou tout la té e nan peyi nou an .M ap mande minis sante piblik la pou li lanse rapidman yon kanpay enfòmasyon pou ankouraje tout moun pran vaksen kont kovid la .Jodia a Ayiti riske tounen  yon peyi izole ,paske twouve plizye milyion dòz n ap bezwen pou vaksene yon maksimòm moun .Mwen ta renmen tout moun pran konsyans de sa e fé sa ki nesesé pou bay viris la yon kanpe lwen

Chers compatriotes,

Nous avons rendez-vous avec l’Histoire .Sachons nous montrer à la hauteur de ce moment 

Je vous remercie.

Bureau de communication

de la primature

Le MENFP et la BRH entendent promouvoir l’éducation financière et l’employabilité des jeunes

Port-au-Prince le 19 novembre 2021.- La ministre de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, Marie Lucie Joseph, a eu, ce mercredi 17 novembre 2021, une réunion de travail avec le gouverneur de la Banque de la République d’Haïti (BRH) au siège du Fonds national de l’éducation (FNE).

Durant plus de trois heures d’horloge, la ministre Marie Lucie Joseph et le gouverneur Jean Baden Dubois ont fait le point sur différents projets de partenariat en cours ou à venir liant les deux institutions.

Au cours de cette rencontre, la titulaire du ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) s’était fait accompagner du directeur général du MENFP, Dr. Meniol Jeune, de l’un de ses conseillers, le professeur Guy Serge Pompilus, du directeur administratif du ministère, Nobert Chéry, du directeur général de l’Institut national de formation professionnelle (INFP), Dikel Delvariste, assisté de l’un de ses conseillers en la personne de Bildadson Cadélus.

Dans l’équipe de la BRH conduite par le gouverneur Jean Baden Dubois, l’on retrouvait deux membres du conseil : Myrtho René, Edgard Jeudy, et Gwendoline Darguste (Direction des affaires internationales, DAI), Yvrose Joseph (Unité d’inclusion financière, UIF) et Rotchild François Jr (Direction de la communication et des affaires publiques, DCAP).

Les avancées sur l’éducation financière 

La première partie de la rencontre était consacrée à l’éducation financière. Sur ce point, le gouverneur a rappelé les étapes déjà franchies avec la Stratégie nationale d’inclusion financière, la Stratégie nationale d’éducation financière et le Plan national d’éducation financière, lancé en juin 2020 conjointement avec le MENFP. Il s’agit de trois documents fondateurs de ce nouveau partenariat. 

Réforme curriculaire et éducation financière 

Pour ce qui se rapporte à l’éducation financière, les échanges ont tourné autour de la nécessité d’initier très tôt les enfants aux notions financières. Avec les chantiers de réforme curriculaire en cours, la BRH et le MENFP estiment qu’il est opportun d’étudier la possibilité de les introduire dans les programmes scolaires. 

En ce sens, il est convenu d’instituer un cadre de travail qui mobilisera les directions techniques du ministère concernées par la question (DCQ, DEF, DES, DFP), les experts œuvrant à l’élaboration du Cadre d’orientation curriculaire (COC) et les  directions de la Banque centrale impliquées dans cette initiative. L’idée est de faire bouger les lignes et ne pas rater ce momentum, a fait remarquer la ministre Marie Lucie Joseph dont les propos ont été renforcés, à la fois par le Directeur général du ministère, Dr. Meniol jeune, et Guy Serge Pompilus, conseiller de la ministre.  

Financer la formation professionnelle

Avec l’INFP, la Banque de la République d’Haïti envisage de lancer un programme de financement de la formation en fonction des filières qui répondent aux besoins du marché de l’emploi. Il s’agira de prêt que les étudiants auront à rembourser une fois qu’ils seront employés ou qu’ils auront développé leur propre entreprise. Cependant, la MENFP et la BRH ont convenu de lancer une phase pilote dans le Grand Sud avant d’étendre ce programme dans les autres départements. Sur ce dossier, les considérations formulées par le directeur général de l’INFP, Dikel Delvariste et son conseiller, Bildadson Cadélus, ont indiqué la voie à suivre. 

Développement de campus numérique

Suivant la communication déjà établie avec l’Agence universitaire de la francophonie (AUF), la Banque de la République d’Haïti se propose de contribuer à la création d’un campus numérique dans chaque Université publique en région (UPR). Il s’agit maintenant pour les trois parties (MENFP, BRH et AUF) d’inscrire leurs intentions dans un protocole d’accord. 

Au terme de la réunion, la ministre Marie Lucie Joseph a insisté pour que les directions techniques soient impliquées dans chacune de ces initiatives qui doivent être celles du ministère et non d’un ministre. 

Le MENFP et la BRH s’accordent sur la nécessité de multiplier ce genre de rencontre dans l’idée d’évaluer, suivant un agenda commun, les avancées enregistrées dans la mise en place de ces projets qui ne visent qu’à valoriser davantage la formation des enfants et des jeunes haïtiens. Il s’agit, en bout de piste, de les rendre plus aptes à s’intégrer dans leurs milieux, soit comme professionnel en activité, soit comme entrepreneur appelés à évoluer dans un écosystème attractif. 

On ne saurait prétendre améliorer la situation socio-économique globale du pays, sans faire cette offre de formation technique ou universitaire de qualité, mais adaptée aux besoins du pays, a déclaré la titulaire de l’Education nationale à la clôture de cette fructueuse réunion de travail.    

Bureau de communication

du MENFP

Interdiction par le MCI de la vente de gazoline et de diesel dans des récipients

Port-au-Prince le 16 novembre 2021.- Le Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI), dans le souci de faciliter une distribution équitable et disciplinée des produits pétroliers sur toute l’étendue du territoire national, avise les propriétaires de pompe à essence en particulier et les consommateurs en général qu’à partir du mercredi 17 novembre en cours, toute vente de gazoline et de diesel dans des récipients sera formellement interdite.

Les institutions publiques et privées, nécessitant un approvisionnement desdits produits sur place, devront faire accompagner leurs représentants d’un mémo de commande dûment scellé et signé par une personne autorisée.

D’un autre côté, le Ministère du Commerce et de l’Industrie rappelle à toutes les personnes concernées que, conformément à la loi du 20 décembre 1946 sur la spéculation illicite (marché noir) et au décret du 25 novembre 2020 relatif à la vente sur la voie publique des produits tels que la gazoline et le diesel, il est formellement interdit l’achat et la vente de produits tels que la gasoline et le diesel en gallon et tout autre récipient inapproprié. 

Les autorités compétentes séviront avec la dernière rigueur contre tous les contrevenants à la loi.

Le Ministère du Commerce et de l’Industrie compte sur la compréhension et la collaboration de toutes les entités concernées pour le respect de ces dispositions.

Note de démenti autour d’un prétendu décaissement de 40 millions de gourdes au profit de G9

Port-au-Prince, le samedi 13 novembre 2021.- La Primature dément formellement et catégoriquement l’information qui circule sur les réseaux sociaux selon laquelle le Gouvernement aurait décaissé 40 millions de gourdes en faveur du gang armé G9 pour négocier une trêve facilitant le passage des camions citernes transportant du carburant au niveau du terminal de Varreux, à Cité-Soleil.

Il s’agit de stratégies d’affabulations, d’’intoxication, de viles manœuvres politiciennes visant à induire volontairement la population en erreur. Ainsi, la Primature dénonce avec rigueur cette campagne aux visées déstabilisatrices.

Elle en profite pour porter à la connaissance du public que le Gouvernement a instruit le Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince de prendre toutes les dispositions en vue d’inviter les instigateurs de ces allégations à fournir la preuve de leurs déclarations qui sèment le trouble dans l’esprit de la population.

Le Premier ministre, Dr Ariel Henry, travaille sans relâche au rétablissement de la sécurité, de la paix, ainsi qu’à la libre circulation des vies et des biens, en toute sérénité, dans le pays.

Bureau de communication

de la Primature

Le MCC salue la qualification du film FREDA aux Oscars 2022

Port-au-Prince, le jeudi 11 novembre 2021 : Le Ministère de la Culture et de la Communication (MCC) salue la qualification du film FREDA aux Oscars 2022. Réalisé par l’actrice Gessica Généus en 2020, le film a été soumis à l’Académie des Oscars par le MCC, le 1er novembre 2021, de concert avec le Comité de sélection des Oscars pour Haïti.

Le Ministère de la Culture et de la Communication, à travers sa lettre de recommandation au Comité de l’Académie, a voulu appuyer les efforts de la réalisatrice, de l’équipe de production du film ainsi que du Comité de sélection, pour cette œuvre cinématographique forte qui a été largement acclamée par la critique et a obtenu plusieurs distinctions, dont les plus récentes, sa sélection éminente au Festival de Cannes 2021 et son prix Étalon d’argent du Fespaco et du meilleur son à la 27e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou(Burkina Faso).

FREDA est le seul film qui aura été entièrement produit et tourné en 2020 dans notre pays. C’est donc le seul film qui peut cette année représenter Haïti à l’Académie des Oscars. Sans compter la réputation de Mme Généus qui la précède en raison de ses réalisations importantes dans le cinéma.

En effet, l’actrice Gessica Généus est l’une des très rares réalisatrices à émerger sur la scène internationale du cinéma avec une voix cinématographique fortement représentative d’Haïti. Son dernier film, FREDA, dépeint l’expérience d’une jeune femme, Freda, qui vit avec sa mère, sa sœur et son petit frère dans un quartier populaire d’Haïti. La précarité et la violence de leur quotidien les poussent à tout mettre en œuvre pour échapper à leur situation dans l’espoir de trouver une vie meilleure.

La notoriété de FREDA, grâce à sa sélection dans un grand festival « Catégorie A », a dépassé les frontières de notre nation. L’accueil chaleureux de la presse internationale et du public fait de ce film la fierté de notre pays et nous sommes infiniment honorés d’être représentés par FREDA.

Jean Emmanuel Jacquet
Ministre


MCC salye kalifikasyon fim FREDA pou Oscars 2022 yo

Pòtoprens, Jedi 11 Novanm 2021: Ministè Kilti ak Kominikasyon (MCC) salye kalifikasyon fim FREDA pou Oscars 2022 yo. Se aktris Gessica Géneus ki reyalize fim sa a an 2020, men se premye novanm ki sot pase la a, MCC te soumèt li bay Akademi Oscars yo, nan tèt kole ak Komite Seleksyon Oscars yo pou Ayiti a.

Ministè Kilti ak Kominikasyon, atravè lèt rekòmandasyon li bay Komite Akademi an, te vle sipòte jefò reyalizatris la, ekip pwodiksyon fim nan ak Komite Seleksyon an, pou travay sa a kritik yo, nan tout mond la salye, epi ki jwenn anpil distenksyon, pami sak pi pwòch yo, seleksyon li nan Festival Fim Cannes 2021, pri etalon ajan nan Fespaco ak pou pi bon son nan 27tyèm edisyon Festival Panafriken sinema ak televizyon nan Ouagadougou (Burkina Faso).

FREDA se sèl fim ki pral pwodui ak reyalize nèt an 2020 nan peyi Dayiti. Se poutèt sa se sèl fim ki ka reprezante Ayiti nan Oscars yo ane sa a. San nou pa mansyone repitasyon Madam Généus ki ap make pasaj li ak reyalizasyon enpòtan li yo nan sinema a.

Aktris Gessica Géneus se youn nan ra reyalizatris ki parèt sou sèn sinema entènasyonal la ak yon vwa sinematografik ki reprezante anpil Ayiti. Dènye fim li a, FREDA, montre eksperyans yon jèn fi, Freda, k ap viv ak manman l, sè l ak ti frè l nan yon katye popilè ann Ayiti. Prekarie ak vyolans nan lavi chak jou yo pouse yo fè tout sa ki posib pou chape anba sitiyasyon yo nan espwa y’ava jwenn yon lavi miyò.

Notoryete FREDA, gras ak seleksyon li nan yon gwo festival « Kategori A », rive travèse fwontyè nasyon nou an. Akèy li nan laprès entènasyonal la ak nan piblik la fè fim sa a fè fyète peyi nou an e nou santi nou onore pou se FREDA ki reprezante nou jodi a.

Jean Emmanuel Jacquet
Minis

Le MDE au cœur de la COP26

Port-au-Prince, le 06 novembre 2021.- Haiti, membre signataire de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) depuis 1992, participe activement à la 26e Conférence des parties sur les changements climatiques qui se déroule à Glasgow. Ecosse, du 31 octobre au 12 novembre 2021.

Contrairement aux informations qui circulent sur les réseaux sociaux, la délégation officielle d’Haïti est composée de 16 personnes en provenance d’Haïti. Ces délégué-e-s sont issues des Ministères de l’Environnement. Ministère de la Santé publique et de la Population, d’associations de la société civile et des représentants des partenaires techniques et financiers.

A Glasgow, la délégation d’Haiti est appuyée par 3 autres cadres représentant la mission diplomatique d’Haiti au Royaume Uni. Il convient aussi de souligner que toutes les personnes qui ont préalablement reçu une accréditation auprès du Ministère de l’Environnement, ne sont pas nécessairement financées par le trésor public.

Conformément à la politique d’austérité menée par le Premier Ministre Ariel HENRY depuis sa prise de fonction, et dans un souci de transparence, le Ministère de l’Environnement tient à préciser que la délégation officielle de la République d’Haiti bénéticie essentiellement du support financier et logistique de ses principaux partenaires des Nations Unies ainsi que du Fonds climatique pour les pays en développement mis en place par la CCNUCC. 

A noter que la délégation haitienne figure parmi les plus petites en termes d’effectif à la COP26. La délégation est composée d’une équipe technique de conseillers et de négociateurs qui ont pour mission de préparer les dossiers, participer à l’ensemble des conférences et ateliers de travail thématiques, pour permettre aux décideurs politiques d’avoir à leur disposition tous les éléments nécessaires dans le but de représenter convenablement le pays.

La COP26 est considérée comme une occasion ultime pour mettre en place les règles d’application de l’Accord de Paris visant à limiter l’augmentation de la température globale en deçus de 1.5 degré Celsius. Dans le cadre des négociations cruciales à venir. Haïti a tout intérêt à être partie prenante des décisions qui seront prises, sachant que le pays fait partie des trois au monde les plus vulnérables aux effets néfastes du changement climatique.

Le Ministère de l’Environnement, en tant que point focal d’Haïti auprès de la convention, reste et demeure l’unique canal officiel d’information sur la participation de la délégation haïtienne à la COP26 et, de ce fait, invite toutes les personnes et instances intéressées par la question à consulter ses différents outils de communication (site web, Facebook et Twitter).

Bureau de communication

du MDE

La ministre du MENFP visite le collège St Louis de Bourdon et témoigne de sa solidarité après le drame

Port-au-Prince 03 novembre 2021.- Plus de 72 heures après le drame survenu au Collège St Louis de Bourdon et après le congé de la Toussaint, la titulaire du ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), Marie Lucie Joseph, a rendu une visite de sympathies, ce mercredi 3 novembre 2021, aux responsables de l’Institution en vue de témoigner sa solidarité et son soutien moral.

Accompagnée du directeur départemental d’éducation de l’Ouest, Ernest Clergé, du directeur de la Commission d’appui social et d’adaptation scolaire (CASAS), Louis Pierre Janvier, du directeur de communication du ministère, Miloody Vincent, et de l’inspectrice principale de Port-au-Prince Nord ayant ledit collège sous sa juridiction, Marie Jeanne Cénéac, la ministre de l’Education nationale a pu rencontrer, ce mercredi 3 novembre dans la matinée, la directrice du Collège St Louis de Bourdon, Sœur Yvrose Lazare.

Il s’agissait pour la ministre Joseph de témoigner sa solidarité et son soutien moral à l’institution après l’attaque des hommes armés survenue, le samedi 30 octobre écoulé, au sein dudit collège. «  Je suis ici pour témoigner ma solidarité et celle du gouvernement à l’établissement scolaire fortement affecté après ce terrible drame », a souligné la ministre Joseph qui entendait aussi apporter l’accompagnement psychosocial du MENFP à travers la direction départementale d’éducation de l’Ouest et la CASAS. En ce sens, elle a passé des instructions aux responsables de ces deux entités pour un suivi systématique auprès du collège. Notons la CASAS est l’instance du MENFP qui accompagne les personnes à besoins spéciaux dans le système éducatif et fournit son appui psycho-social aux élèves.

La numéro Un du MENFP en a profité aussi pour s’enquérir également des circonstances de ce drame et du déroulé de cette attaque criminelle où un parent a trouvé la mort, en plus des blessures par balles d’une élève, d’un parent et d’un agent de sécurité.

Encore une fois, la ministre a condamné cette agression criminelle dans un espace éducatif supposé inviolable et protégé par tous, en réitérant son soutien moral et son support à cette institution scolaire qui a déjà formé plusieurs générations d’élèves.

La directrice du Collège St Louis de Bourdon a remercié la délégation, spécialement la ministre Joseph, pour son support en cette pénible circonstance qui affecte le fonctionnement de l’école qui a observé une pause pour cette fin de semaine, avant de reprendre ses activités lundi prochain, 8 novembre. « Ce geste montre que nous ne sommes pas seules et cela nous réconforte », a souligné Sœur Lazare.

Rappelons que le MENFP avait déjà condamné cet acte qualifié d’odieux et présenté ses sympathies aux victimes, à la direction de l’école et à la congrégation des Sœurs de Charité de St Louis, quelques heures après l’attaque, le 30 octobre 2021.

Bureau de communication

du MENFP

Note de condamnation du MSPP

Port-au-Prince le 02 novembre 2021.- Le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MISPP) condamne énergiquement l’intrusion suivie d’agressions et d’actes de vandalisme perpétrés par
des individus armés dans l’enceinte de l’Hôpital Sacré-Cœur de Milot, dans la nuit du 31 octobre au ler novembre 2021.


Le Ministère présente sa solidarité au personnel de l’hôpital, aux malades et parents des malades traumatisés par cet acte inqualifiable et profite de l’occasion pour rappeler une fois de plus, que les espaces de soins sont inviolables quel que soit le
prétexte.


Le MSPP enjoint les autorités policières et judiciaires à mettre tout en œuvre pour retrouver et traduire devant la justice les principaux auteurs, co-auteurs et complices de ces actes.

Marie Greta Roy C.

Ministre

#COP26: Haïti s’engage à défendre ses priorités et à mettre en avant ses efforts dans la lutte contre les changements climatiques

Glasgow, le 31 octobre 2021 :_ La 26ème session de la Conférence des Parties (COP26) à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) vient officiellement de s’ouvrir ce dimanche 31 octobre 2021, à Glasgow, Ecosse en présence de plusieurs milliers de délégués des 197 Parties signataires de la CCNUCC, dont Haiti. 

Organisée sous la présidence du Royaume-Uni et en partenariat avec l’Italie, la COP26 sera l’occasion pour démontrer d’une part, l’urgence et les opportunités d’une économie zéro carbone, et d’autre part, de poursuivre les actions menées pour atteindre les objectifs définis dans l’Accord de Paris.

Sous le leadership du Ministère de l’Environnement, Haïti participe à cette COP pour défendre la position du pays et présenter les progrès accomplis au niveau national dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques, notamment: l’élaboration de la politique nationale de lutte contre les changements climatiques (PNCC), l’élaboration du plan national d’adaptation (PNA) et d’une stratégie de communication, élaboration du document de communication sur l’adaptation, la révision de la contribution déterminée au niveau national (CDN) et du plan d’Action National d’Adaptation (PANA), définition du système de Mesure, Reporting and Verification (MRV) pour les secteur cibles de la CDN, etc.

Une forte implication aux côtés des Pays en Développement et Etats insulaires en développement pour mieux se positionner dans les négociations aux côtés des autres Pays en Développement et Etats insulaires (Groupes G77 et Chine, PMA et AOSIS).

Haiti sera partie prenante non seulement dans les discussions mais aussi dans la position de ces groupes dans les négociations, notamment, le financement à long-terme, l’adaptation et les pertes et dommages. Par ailleurs, le MDE salue la grande mobilisation au niveau local de la société civile et des partenaires techniques et financiers sur les négociations climatiques.

Un renforcement de la visibilité du pays pendant la COP

Pendant le déroulement de la COP, soit le 9 novembre 2021, le Gouvernement d’Haiti à travers le MDE, réalisera un évènement parallèle pour présenter la contribution d’Haiti dans la lutte contre les changements climatiques et communiquer des informations sur le processus PNA, la communication sur l’adaptation, entre autres. 

Par ailleurs, des instruments stratégiques élaborés par le pays en matière de lutte contre les changements climatiques ainsi que des outils de communication et de visibilité (Exposés magistraux, Brochures, Flyers, Posters, Banners, vidéo-documentaires….) seront diffusés tout le long de l’événement. Ce sera un espace de partage d’expériences en matière d’adaptation au changement climatique, tout en explorant des pistes de coopération à travers les réseaux de partenaires internationaux. 

Ce sera également une opportunité de renouveler les besoins du pays en matière d’action climatique à mettre en œuvre, d’identifier de nouveaux canaux de financement et de renforcement de capacités et des possibilités de développement de partenariat.

Il faut noter, la participation d’Haiti à la #COP26 traduit une fois de plus l’implication de la société civile et l’engagement de nombreux partenaires techniques et financiers tels que le PNUD, le PNUE, l’UE, la Banque Mondiale, le PAM, la FAO, le Taïwan, NAP Global et WEDO auprès du Gouvemement haitien dans la lutte contre les changements climatiques.

Communication MDE

Le MENFP condamne l’attaque perpétrée dans l’enceinte du Collège St Louis de Bourdon et présente ses sympathies aux victimes

Port-au-Prince le 31 octobre 2021.- Le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a appris avec une profonde consternation la stupéfiante nouvelle de l’attaque perpétrée par des individus armés, ce samedi 30 octobre 2021, dans l’enceinte du Collège St Louis de Bourdon, laquelle a fait plusieurs victimes dont au moins un parent d’élève, un agent de sécurité et un élève dudit Collège.

Le MENFP condamne énergiquement cette nouvelle agression contre la vie, le droit à l’éducation et le droit de nos enfants de jouir en toute quiétude et en toutes circonstances de l’apprentissage scolaire.

Le MENFP rappelle, encore une fois, que l’école est un espace inviolable, un temple du savoir et, en tant que tel, doit être vénéré et protégé en tout temps et par tous. De plus, les enfants symbolisent et représentent l’avenir de la nation et du pays lequel ne saurait se construire sans l’éducation, base incontounable et indiscutable du progrès et du développement. 

C’est un crime odieux que de s’en prendre à des enfants et à des parents au sein même d’un établissement scolaire. 

Le MENFP invite toutes les couches sociales, une fois de plus, au réveil citoyen contre ces actes inacceptables et barbares qui continuent à endeuiller nos familles.

Le MENFP présente ses sympathies aux victimes et à leurs familles ainsi qu’aux responsables de la Congrégation des sœurs de la Charité de Saint-Louis et de la direction de l’établissement.

Le MENFP en appelle aux autorités policières et judiciaires pour qu’une enquête soit diligentée dans les meilleurs délais en vue d’identifier les auteurs et co-auteurs de ce forfait, de les poursuivre et de les punir avec les dernières rigueurs de la loi. 

Bureau de communication

du MENFP

Le PM Henry, exprime sa solidarité aux parents des victimes du naufrage de Marigot

Port-au-Prince, le samedi 30 octobre 2021. Le Premier ministre, Dr Ariel Henry, a appris, avec consternation, la mort de 19 de nos compatriotes, à la suite du naufrage d’un bateau qui assurait le trajet Anse-à-Pitres/Marigot, dans le Sud-Est, dans la matinée du samedi 30 octobre, selon un bilan partiel.

Face à ce nouveau drame, le Premier ministre exprime, au nom du gouvernement, ses sympathies et sa solidarité aux familles des victimes, tout en les assurant de son plein soutien.

Il est, aujourd’hui, selon le Premier ministre Ariel Henry, plus que jamais urgent, que les Forces vives de la nation s’associent, en un seul faisceau, pour un véritable sauvetage national et le relèvement de notre Patrie.

Le Premier ministre réitère son engagement à travailler à l’amélioration des conditions de vie de toutes les couches de la population pour éviter que de tel drame ne se reproduise dans des situations aussi déplorables.

Le Bureau de communication

de la Primature

Note circulaire du MSPP

Port-au-Prince le 29 octobre 2021.- Le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) et le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) avisent les responsables d’établissement préscolaire et scolaire, les recteurs d’université, les responsables d’école professionnelle, le personnel enseignant, les parents, les élèves, les étudiants (tes), les jeunes et toute la population, en général, qu’une augmentation considérable du nombre des cas testés positifs au Covid-19 a été constatée. Les dernières statistiques disponibles mettent en évidence une remontée considérable du nombre des cas testés positifs qui affectent également les groupes d’âge de 0 à 9 ans et de 10 à 19 ans depuis la rentrée scolaire et universitaire. 

Face à cette situation, la vigilance est de mise et, à ce titre, ces deux institutions, justement alarmées, rappellent les mesures préventives à prendre pour couper la chaîne de transmission du Covid-19. Il s’agit :

1) du port du masque ;

2) du lavage systématique des mains avec du savon ou une solution hydro-alcoolique:

3) de la prise de température obligatoire avant l’accès dans les salles de classe ;

4) du respect de la distanciation physique, au moins un mètre cinquante (1m50) de distance entre chaque personne ;

5) de l’adoption de moyens de salutation autres que les embrassades et les poignées de main.

De plus, le MSPP et le MENFP invitent les directeurs d’établissement préscolaire et scolaire, les recteurs et autres cadres académiques des universités ainsi que les responsables d’école professionnelle à suivre scrupuleusement les recommandations suivantes, dans le cas où un (e) élève ou un (e) étudiant (e) présenterait des signes et/ou des symptômes, tels que somnolence, courbatures, fièvre, toux, maux de tête, perte de concentration, à savoir :

1) renvoyer l’élève ou l’étudiant (e) chez lui/elle tout en demandant à ses parents de faire un suivi médical ;

2) renvoyer toute la classe si au moins l’un (e) des élèves ou l’un (e) des étudiants (tes) est confirmé (e) positif (ve);

3) demander au personnel enseignant et à tous les camarades de classe d’un (e) élève ou d’un (e) étudiant (e) testé (e) positif (ve) au Covid-19 de se mettre en isolement durant dix (10) jours et de se faire tester avant toute réadmission en salle de classe ;

4) procéder à la décontamination de la salle de cours/ de classe ;

5) accepter l’élève ou l’étudiant (e), antérieurement testé (e) positif (ve), en salle de classe sur présentation d’un certificat médical délivré sept (7) à dix (10) jours après la disparition des signes et des symptômes.

A noter que toute personne âgée d’au moins 18 ans, si elle le désire, peut se faire vacciner contre le Covid-19 sur le site de vaccination le plus proche de son domicile.

Le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) et le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) comptent sur le sens des responsabilités et sur la solidarité de tout un chacun pour limiter la propagation du « corona virus » sur le territoire national et pour réduire ses effets désastreux sur la population haïtienne.