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SECTEURS

Résumé du discours du Président Jovenel Moïse à l’occasion du 217e anniversaire de l’indépendance d’Haïti

Dans le discours du Président Jovenel Moïse à l’occasion du 217ème anniversaire de l’indépendance de la République d’Haïti, il a surtout mis l’accent sur trois points essentiels:

-L’organisation des élections.

-La réforme constitutionnelle.

-Les réalisations en vue d’électrifier le pays.

Le Chef de l’Etat, a fait un bref rappel historique de cette laborieuse bataille vers l’indépendance, ainsi que les nombreux efforts consentis par l’Armée Indigène pour la conquête de notre liberté de peuple. Jovenel Moïse a souligné l’importance de l’unité qui a permis de remporter cette grande bataille. Selon le chef de l’Etat, elle est encore nécessaire pour la stabilité qui est la clé du développement et de la croissance économique.

Dans son allocution, le Président Jovenel Moïse a parlé de la nécessité pour les différents acteurs politiques de mettre de côté leurs divisions et leurs désaccords. Il a rappelé que cela fait longtemps que nous nous battons entre nous et cela ne nous a jamais apporté quelque chose de positif. Au contraire, nos divisions ont contribué à détruire le pays, dit-il.

Le Président a donc dénoncé le vent de division qui déchire le peuple haïtien, des complots et des tentatives de coup d’état. Il invite les protagonistes à une plus grande complicité pour rebâtir le pays.

Il a lancé un appel aux politiciens pour voir comment ils peuvent discuter en vue d’aider Haïti à sortir de cette impasse difficile dans laquelle elle se trouve aujourd’hui.

Selon le Président Moïse, il faut une révolte de conscience de la part des élites intellectuelles et économiques du pays pour sortir le pays de ce marasme politique et économique. 217 ans après, le Président invite l’opposition politique à un véritable sursaut patriotique, un dépassement de soi, au profit du bien-être de la collectivité.

Le Président a précisé qu’il a déjà accompli plusieurs réalisations en vue d’électrifier le pays. Il affirme que, plusieurs régions du pays ont déjà accès à l’électricité grâce à l’intervention du gouvernement.

« Si nous souffrons aujourd’hui, c’est parce que nous, les haïtiens, sommes responsables de la cause de nos propres malheurs », a lancé le Président, arguant que la solution véritable doit venir des Haïtiens eux-mêmes. Il en a profité pour décréter l’année 2021, année de la constitution, des élections et de l’énergie électrique, tout en rappelant qu’il tient mordicus son projet d’électrifier le pays 24/24.

Le Président Jovenel Moïse a annoncé la construction de plusieurs réseaux et centrales électriques notamment dans plusieurs départements géographiques du pays.

« N’ayez pas peur d’affronter les corrompus, les sangsues qui gangrènent l’Administration publique, depuis de nombreuses années », a dit le Chef de l’Etat, qui a dressé un bilan positif des travaux réalisés par l’EDH pour alimenter tout le pays en énergie électrique.

Il a consacré l’année 2021 comme étant l’année au cours de laquelle il doit réaliser l’ensemble des promesses qu’il avait faite à la population durant sa campagne électorale.

La nouvelle constitution ne servira pas uniquement à un petit groupe, a déclaré le Président qui n’est pas candidat à sa propre succession. D’ailleurs, la Constitution de 1987 amendée l’en empêche.

Le Gouvernement doit, en toute transparence, permettre que les élections puissent se tenir.

Il a demandé à la communauté internationale d’accompagner le Conseil Electoral Provisoire (CEP), et l’Etat en général en vue de la réalisation de ces élections et permettre au personnel politique se renouveler pendant cette période.

Une nouvelle fois, Jovenel Moïse a invité la Police Nationale d’Haïti et l’Armée, à coordonner leurs forces pour garantir l’ordre et la sécurité dans le pays.

-FIN-

Classement National de la « Soupe Joumou (Soupe de Giraumon) » ou « Soupe de l’Indépendance »

Port-au-Prince, le 21 décembre 2020.- Le Ministère de la Culture et de la Communication informe la population en général, les spécialistes de la culture, du patrimoine, les communautés locales, les porteurs ou détenteurs du patrimoine immatériel en particulier que la technique de la préparation traditionnelle de la « Soupe Joumou ou Soupe de Giraumon » ou « Soupe de l’Indépendance » est officiellement inscrite au Registre National du Patrimoine Culturel Haïtien, administré par la Direction du Patrimoine Culturel de l’Institution.

Le Ministère de la Culture et de la Communication, conformément à l’article 215 de la Constitution et en application des articles 1 et 2 de la Convention pour la Sauvegarde du Patrimoine Immatériel ratifié par le Parlement le 19 février 2009 d’une part, et l’alinéa 2 de l’article 4 du décret sur le Droit d’auteur et des droits voisins pris en 2005d’autre part, informe la population en général et les spécialistes, les communautés locales, les porteurs ou détenteurs du patrimoine culturel immatériel en particulier que cet élément du patrimoine culturel immatériel est désormais protégé par la loi.

En conséquence, toute exploitation commerciale est soumise aux dispositions légales susmentionnées

Pradel HENRIQUEZ
Ministre

Le Ministère de la Culture et de la Communication remercie les artistes et la presse pour leur contribution à la lutte contre la Covid-19

2020 aura été une année très difficile. Selon certains médias internationaux, parmi eux, France Culture, elle aura été la pire des années.

Le Ministère de la Culture et de la Communication note en effet, avec peine, qu’un véritable fléau s’est abattu sur notre planète, mettant ainsi les humains en cavale, les libertés individuelles en échec et les économies nationales en déroutes.

Désormais, tout est à refaire. Tout est à repenser. Avec Paul Valéry, on va devoir réapprendre la leçon suivante que, nous autres, civilisations, nous sommes mortelles.

La santé, ce premier des biens sacrés, a été mise à mal partout. Rien de plus douloureux pour une femme, pour un homme ou pour un enfant, d’être obligés de compter strictement sur l’ordre public pour exister. Rien de plus dur pour un être humain de ne pas pouvoir vaquer librement à ses occupations, de voir souffrir un proche sans pouvoir l’aider. Voire même, de constater, absolument impuissant, qu’une horrible pandémie mette en défi presque tous les grands systèmes de santé, selon que nous soyons puissants ou misérables…

Pourtant, il y avait la peste au Moyen Age.
Il y avait la tuberculose ou la grippe espagnole plus récemment. Il y avait les années des Grandes Guerres avec leurs blessés et leurs millions de morts. Il y avait et il y a toujours le SIDA…

C’est que l’humanité n’arrête pas de souffrir. Et cette souffrance, si l’on se met constamment à l’école du poète, Aimé Césaire, ne peut pas ne pas nous interpeller…

« Et mon corps aussi bien que mon âme,
gardez-vous de vous croiser les bras en l’attitude stérile du spectateur, car la vie n’est pas un spectacle. Une femme qui crie n’est pas un ours qui danse… »

2020 nous aura mis tout cela à la fois, en mémoire, et la pandémie de la covid-19, en particulier, nous aura ainsi cloitrés, confinés purement et simplement, pour mieux prendre le temps de penser à soi même, et à l’autre.

Le Ministère de la Culture et de la Communication gardien des valeurs liées à la création, à la créativité, à la liberté d’expression, à la liberté de penser, à la liberté de parole et à la liberté de la presse, réalise que les artistes et les journalistes, au cœur de toutes ces libertés qui nous échappent parfois, en dents de scie, ont bel et bien réussi, chez nous, à relever le défi.

« Pendant que je restais en bas, dans l’ombre noire. D’autres montaient cueillir le baiser de la gloire ».

Cette formule de Cyrano de Bergerac reprise au 19e siècle dans l’oeuvre d’Edmond Rostand, n’a jamais été aussi puissante que sur notre sol où la bataille contre la pandémie était nécessaire pour survivre à cette défaite quasi universelle des politiques publiques. Ceci, pas de doute, nous a permis en Haïti, de maintenir, encore aujourd’hui, la tête hors de l’eau par rapport à la pandémie.

Or, il n’est pas question de crier victoire. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’annonce pas de jours meilleurs, les voyages ne sont pas toujours conseillers, les rencontres interpersonnelles non protegées doivent être évaluées. Nous devrons vivre en état d’alerte permanent et suivre religieusement les consignes des autorités sanitaires.

En attendant ce vaccin, ces traitements médicaux appropriés qui arriveront sans doute, au delà des travaux des scientifiques, le respect absolu des mesures barrières se présente comme la seule issue. Ainsi va le monde …

Toutefois, pour l’instant, les artistes et les journalistes, parmi nous, ont été au premier plan de la lutte contre la pandémie du Coronavirus. Le Ministère de la Culture et de la Communication croit nécessaire, en cet instant de tous les bilans, de leur rappeler, qu’ils ont réussi, avec les efforts orchestrés par le gouvernement et par l’Etat, à transformer en lumière, cette « ombre noire » de Cyrano de Bergerac.

Aussi, notre pays, parmi tant d’autres qui souffrent actuellement et avec lesquels nous vouons tout un devoir de solidarité et de sympathie, possède encore, à l’aube de 2021, un contrôle plus ou moins organisé sur la Covid-19.

Pendant que toutes les populations peuvent se mettre à fêter, le travail de sensibilisation contre la pandémie a été garanti par les journalistes, les patrons des médias, les producteurs, les techniciens de l’audiovisuel, des réseaux sociaux et des médias en lignes, les travailleurs de la presse, les opérateurs socio-culturels, les organisateurs, les promoteurs d’événements. De quoi demain sera -t-il fait ? On ne sait pas tout.

Sauf que, par ailleurs, tandis qu’au plus haut niveau de l’Etat et du Gouvernement, les défis sont énormes quant à la poursuite du processus d’électrification du pays, aux réformes constitutionnelles et aux enjeux électoraux de 2021-2022 qui sont une garantie pour toute stabilité à venir ou à long terme, le Ministère de la Culture et de la Communication prépare de son côté, la voie à la pérennisation des actions de l’institution ministérielle, avec la mise en place d’un haut commissariat du patrimoine, le décret enfin, après 26 ans, portant création du Ministère de la Culture et de la Communication, le plan d’implantation des industries culturelles et créatives, les réflexions et les actions envisagées avec l’OIF, Organisation internationale de la Francophonie, sur la condition socio-économique et le statut socio- professionnel des artistes et des écrivains.

Au passage, certains progrès ont été observés qui méritent d’attirer notre attention :

  • Le sens numérique collectif est plus affiné.
  • Les débats et la production artistique virtuelle augmentent avec une incidence positive majeure sur les spectacles et les arts musicaux.
  • La liberté d’opinion se renforce, souvent chaotique, mais toujours nécessaire à la démocratie.
  • La proximité dans le confinement est devenue une manière d’alternative.
  • Des groupes culturels ou artistiques, des artistes aussi, ont émergé en pleine Covid-19.

Pour finir, le Ministère de la Culture et de la Communication qui n’a pas cessé durant toute la saison passée, de faire la promotion d’une véritable culture de la paix, du dialogue et du vivre ensemble, félicite sans équivoque les artistes et les travailleurs de la presse, tout en leur renouvelant sa ferme volonté de continuer à travailler avec eux. Tantôt, ils constituent en réalité les poumons du secteur culturel et artistique, tantôt aussi, ils sont tout simplement les vigiles de notre nation.

Port-au-Prince,
le 31 décembre 2020

Pradel HENRIQUEZ
Ministre.

Le Ministre de la Culture et de la Communication remercie les artistes et la presse pour leur contribution à la lutte contre la COVID-19

2020 aura été une année très difficile. Selon certains médias internationaux, parmi eux, France Culture, elle aura été la pire des années.

Le Ministère de la Culture et de la Communication note en effet, avec peine, qu’un véritable fléau s’est abattu sur notre planète, mettant ainsi les humains en cavale, les libertés individuelles en échec et les économies nationales en déroutes.

Désormais, tout est à refaire. Tout est à repenser. Avec Paul Valéry, on va devoir réapprendre la leçon suivante que, nous autres, civilisations, nous sommes mortelles.

La santé, ce premier des biens sacrés, a été mise à mal partout. Rien de plus douloureux pour une femme, pour un homme ou pour un enfant, d’être obligés de compter strictement sur l’ordre public pour exister. Rien de plus dur pour un être humain de ne pas pouvoir vaquer librement à ses occupations, de voir souffrir un proche sans pouvoir l’aider. Voire même, de constater, absolument impuissant, qu’une horrible pandémie mette en défi presque tous les grands systèmes de santé, selon que nous soyons puissants ou misérables…

Pourtant, il y avait la peste au Moyen Age.
Il y avait la tuberculose ou la grippe espagnole plus récemment. Il y avait les années des Grandes Guerres avec leurs blessés et leurs millions de morts. Il y avait et il y a toujours le SIDA…

C’est que l’humanité n’arrête pas de souffrir. Et cette souffrance, si l’on se met constamment à l’école du poète, Aimé Césaire, ne peut pas ne pas nous interpeller…

« Et mon corps aussi bien que mon âme,
gardez-vous de vous croiser les bras en l’attitude stérile du spectateur, car la vie n’est pas un spectacle. Une femme qui crie n’est pas un ours qui danse… »

2020 nous aura mis tout cela à la fois, en mémoire, et la pandémie de la covid-19, en particulier, nous aura ainsi cloitrés, confinés purement et simplement, pour mieux prendre le temps de penser à soi même, et à l’autre.

Le Ministère de la Culture et de la Communication gardien des valeurs liées à la création, à la créativité, à la liberté d’expression, à la liberté de penser, à la liberté de parole et à la liberté de la presse, réalise que les artistes et les journalistes, au cœur de toutes ces libertés qui nous échappent parfois, en dents de scie, ont bel et bien réussi, chez nous, à relever le défi.

« Pendant que je restais en bas, dans l’ombre noire. D’autres montaient cueillir le baiser de la gloire ».

Cette formule de Cyrano de Bergerac reprise au 19e siècle dans l’oeuvre d’Edmond Rostand, n’a jamais été aussi puissante que sur notre sol où la bataille contre la pandémie était nécessaire pour survivre à cette défaite quasi universelle des politiques publiques. Ceci, pas de doute, nous a permis en Haïti, de maintenir, encore aujourd’hui, la tête hors de l’eau par rapport à la pandémie.

Or, il n’est pas question de crier victoire. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’annonce pas de jours meilleurs, les voyages ne sont pas toujours conseillers, les rencontres interpersonnelles non protegées doivent être évaluées. Nous devrons vivre en état d’alerte permanent et suivre religieusement les consignes des autorités sanitaires.

En attendant ce vaccin, ces traitements médicaux appropriés qui arriveront sans doute, au delà des travaux des scientifiques, le respect absolu des mesures barrières se présente comme la seule issue. Ainsi va le monde …

Toutefois, pour l’instant, les artistes et les journalistes, parmi nous, ont été au premier plan de la lutte contre la pandémie du Coronavirus. Le Ministère de la Culture et de la Communication croit nécessaire, en cet instant de tous les bilans, de leur rappeler, qu’ils ont réussi, avec les efforts orchestrés par le gouvernement et par l’Etat, à transformer en lumière, cette « ombre noire » de Cyrano de Bergerac.

Aussi, notre pays, parmi tant d’autres qui souffrent actuellement et avec lesquels nous vouons tout un devoir de solidarité et de sympathie, possède encore, à l’aube de 2021, un contrôle plus ou moins organisé sur la Covid-19.

Pendant que toutes les populations peuvent se mettre à fêter, le travail de sensibilisation contre la pandémie a été garanti par les journalistes, les patrons des médias, les producteurs, les techniciens de l’audiovisuel, des réseaux sociaux et des médias en lignes, les travailleurs de la presse, les opérateurs socio-culturels, les organisateurs, les promoteurs d’événements. De quoi demain sera -t-il fait ? On ne sait pas tout.

Sauf que, par ailleurs, tandis qu’au plus haut niveau de l’Etat et du Gouvernement, les défis sont énormes quant à la poursuite du processus d’électrification du pays, aux réformes constitutionnelles et aux enjeux électoraux de 2021-2022 qui sont une garantie pour toute stabilité à venir ou à long terme, le Ministère de la Culture et de la Communication prépare de son côté, la voie à la pérennisation des actions de l’institution ministérielle, avec la mise en place d’un haut commissariat du patrimoine, le décret enfin, après 26 ans, portant création du Ministère de la Culture et de la Communication, le plan d’implantation des industries culturelles et créatives, les réflexions et les actions envisagées avec l’OIF, Organisation internationale de la Francophonie, sur la condition socio-économique et le statut socio- professionnel des artistes et des écrivains.

Au passage, certains progrès ont été observés qui méritent d’attirer notre attention :

  • Le sens numérique collectif est plus affiné.
  • Les débats et la production artistique virtuelle augmentent avec une incidence positive majeure sur les spectacles et les arts musicaux.
  • La liberté d’opinion se renforce, souvent chaotique, mais toujours nécessaire à la démocratie.
  • La proximité dans le confinement est devenue une manière d’alternative.
  • Des groupes culturels ou artistiques, des artistes aussi, ont émergé en pleine Covid-19.

Pour finir, le Ministère de la Culture et de la Communication qui n’a pas cessé durant toute la saison passée, de faire la promotion d’une véritable culture de la paix, du dialogue et du vivre ensemble, félicite sans équivoque les artistes et les travailleurs de la presse, tout en leur renouvelant sa ferme volonté de continuer à travailler avec eux. Tantôt, ils constituent en réalité les poumons du secteur culturel et artistique, tantôt aussi, ils sont tout simplement les vigiles de notre nation.

Port-au-Prince, le 31 décembre 2020

Pradel HENRIQUEZ
Ministre.

Comment protéger les fêtes de fin d’année au point de vue sanitaire et sécuritaire

Port-au-Prince, le 24 décembre 2020.- Le 66ème Conseil des ministres présidé, ce mercredi 23 décembre 2020, par le chef de l’État, son Excellence, Jovenel Moïse, assisté du Premier Ministre, Joseph Jouthe, des directeurs de cabinet de la Présidence et de la Primature, des Secrétaires généraux de la Présidence et de la Primature , des Conseillers et cadres, ainsi que de tous les ministres du Gouvernement, a l’occasion de réfléchir sur l’évolution actuelle de la Covid19 en Haiti, en pleines fêtes de fin d’année.

Cette réunion extraordinaire n’a pu avoir lieu que de manière virtuelle, à cause justement de la résurgence de la Pandémie de la Covid19, en Haiti, et le risque de « chaos » sanitaire possible, après les fêtes ou après le nouvel an.
Le rapport inquiétant sur la situation de la maladie en Haiti a été fait au Conseil des ministres de ce mercredi , à la veille de Noël, par la ministre de la santé publique, madame Gréta Roy.

Aussi, loin de stopper les ferveurs populaires plutôt enclines à festoyer ou à s’amuser,l’État et le Gouvernement ont décidé d’accompagner les populations en mettant sur pied une « task force » coiffée par le ministre de la culture et de la communication (MCC), la ministre de la santé et et de la population (MSPP), le ministre de la justice et de la sécurité publique (MJSP) et par le premier ministre représenté par le ministre chargé de la citoyenneté.

Ce groupe de vigilance composé de ministres, de Secrétaires d’Etat, dont celui de la communication, de cadres de la fonction publique, de médecins, de professionnels du centre ambulancier national, de hauts gradés de la PNH, d’artistes, de promoteurs et d’organisateurs d’événements culturels, sera assisté par le MSPP et les institutions de sécurité incluant la police nationale d’Haïti (PNH).

Le Ministère de la culture et de la communication informe qu’il est donc prévu que des agents de la police et de la santé publique peuvent intervenir, en observateurs, dans toutes les activités culturelles rassemblant des foules, quel que soit la nature et le contenu de leurs activités pour accompagner, sensibiliser, protéger les participants pendant et après le programme.

Cette initiative mise sur pied d’une cellule stratégique et technique d’accompagnement des programmes artistiques et culturels concernant surtout les grandes foules, vise les quatre (4) coins du territoire national qui doivent continuer à fêter tout en se protégeant contre une potentielle explosion de la Covid19.

Il est important pour nos compatriotes, pour celles et ceux résidant en Haiti, de se rappeler que le coronavirus tue encore chez nous, en toute discrétion, comme de fait, il crée d’ailleurs la panique, sans pitié, à travers le monde.

En attendant un nouveau plan qui tienne compte de la nouvelle donne sanitaire, le ministère de la culture et de la communication, en collaboration avec le ministère de la santé publique, exige que la population respecte les mesures barrières, comme par exemple, le port du masque, ou encore, se laver les mains en permanence, durant cette période. Cette disposition doit s’appliquer jusqu’à nouvel ordre, si l’on veut échapper, toutes et tous, tant à une alerte rouge qu’à un possible reconfinement.

Pradel HENRIQUEZ
Ministre

Des milliers de kits alimentaires distribués dans 3 départements du pays. Les équipes du FAES ne chôment pas!

Port-au-Prince, Lundi 14 Décembre 2020.- Ce sont au total cinq mille (5 000) kits alimentaires qui ont été distribués le week-end dernier par les équipes du Fonds d’Assistance Economique et Sociale (FAES) dans les départements de l’Ouest, de l’Artibonite et du Nord-est. 

Mille (1 000) personnes vulnérables résidant à Vallue, une habitation de la 12ème section communale de Petit-Goâve ont reçu des rations sèches le vendredi 11 décembre 2020, à l’occasion de la 4ème journée de l’économie qui s’est tenue dans cette zone. Laquelle date coïncidait avec la journée internationale de la montagne célébrée cette année autour du thème: “La biodiversité de la montagne”.

Samedi 12 décembre, c’était le tour des habitants de Ti Dolan, Basen Desous et Tarasse situés dans la première section de la plaine des Gonaïves de bénéficier de deux mille (2 000) kits alimentaires, en marge de l’inauguration par le Président Jovenel Moïse d’un système de pompage à eau fonctionnant à l’énergie solaire.

Pour boucler la boucle, les équipes du FAES s’étaient rendues dimanche 13 décembre 2020 dans le département du Nord-est précisément à Phaéton, Caracol et Ferrier afin de procéder à la distribution de rations sèches à deux mille (2 000) citoyens qui y habitent.

Le Fonds d’Assistance Economique et Sociale (FAES) est plus que jamais déterminé à accompagner les couches défavorisées dans les coins les plus reculés du pays conformément à sa mission.

FIN.-

9 Décembre, jour international de lutte contre la corruption

Le Ministère de la Culture et de la Communication rappelle que toutes les journées internationales sont pour les pouvoirs publics, les Nations Unies, les institutions internationales, en général, ou spécialisées, et, sans oublier la société civile, un moment de sensibilisation sur une problématique majeure et déterminant pour l’évolution de nos sociétés.

Ainsi, le 9 décembre, jour international de lutte contre la corruption, qui a pris naissance précisément en 2008, offre l’occasion, une fois de plus, de réfléchir sur le thème de la corruption, et sur les moyens de la prévenir, de la réduire, de la combattre, en tant que pratique portant atteinte à la dignité, et à l’intégrité, ou souvent, en tant que phénomène criminel et immoral.

Rétablir avec intégrité, c’est le thème de cette année 2020, marquée dans le monde entier, par une pandémie majeure et source elle- même, de crise tentaculaire propice à la corruption.

Haîti n’est pas exempt. Tant en matière de besoin de commémoration de cette journée, que pour cette allusion à la pandémie de la covid19 qui existe en effet, bel et bien, sur notre sol. Il reste et demeure important, voire, urgent, de se mettre au pas du monde dans la lutte contre ce fléau de la corruption, qui détruit à la fois, les économies nationales, les êtres humains, et les valeurs morales ou universelles.

Le Ministère de la Culture et de la Communication croit qu’il n’est pas inopportun d’attirer l’attention de toute la population sans exception, sur le fait que la corruption, qu’elle soit active ou passive, est présente dans notre société sous toutes les formes que voici :

  • Evasion fiscale
  • Fraude fiscale
  • Détournement de fonds
  • Pots de vin
  • Enrichissement illicite
  • Conflit d’intérêt
  • Blanchiment
  • Surfacturation
  • Sous facturation
  • Abus de fonction

Devant ces pratiques et d’autres, le Ministère de la Culture et de la Communication, solidaire des actes de l’Etat dans cette démarche de lutte contre la corruption, et solidaire aussi des dispositions prises par toutes les institutions nationales en la matière, dont la mission consiste entr’autre, à travailler à extirper la culture de la corruption dans la gestion politique et économique de ce pays, conseille la vigilance devant toutes sortes de phénomènes qui peuvent se présenter sous l’une ou l’autre des formes de corruption sus- mentionnées.

La journée internationale de lutte contre la corruption est commémorée cette année, en Haiti, à l’hotel Montana, par l’ULCC qui en profitera pour honorer des personnalités qui se sont illustrées dans ce combat.

FIN

3 Décembre : Pour une culture du respect des droits des personnes handicapées

Port-au-Prince, jeudi 3 décembre 2020.- Depuis les années 90, l’Organisation des Nations Unies ( ONU ) a dédié la journée du 3 décembre, aux personnes handicapées, afin d’inviter les États du monde entier, à promouvoir les droits de ces catégories, et leur bien-être, dans toutes les sphères de la société.

Au moment où la planète fait face à la pandémie de la Covid19, chaque Etat, chaque société, chaque citoyen est invité à réfléchir autour du thème: « Développons notre résilience collective pour trouver et mettre en œuvre des solutions durables afin de ne laisser personne de côté pendant et après la COVID-19 ».

Il s’agit donc d’un appel mondial d’engagement à devenir plus égalitaires et inclusives, devant les nombreux défis auxquels l’avenir doit faire face.

C’est en ce sens qu’Haiti qui fait partie integrante de la planète, et qui a signé la Convention de 2006, relative aux droits des personnes handicapées, commémore lui aussi, cette Journée du 3 décembre, comme un moment spécial de réflexions sur la question du handicap dans notre pays et sur la condition socio- économique, politique, civile, ou culturelle, des Handicapés (es), sur leurs droits individuels à l’accessibilité, à l’autonomie de vie, à l’information, et surtout, à vivre dans une communauté où sont enfin appliquées les valeurs d’intégration, de tolérance et de respect de nos différences.

L’objectif justement de cette Convention à laquelle adhère notre pays, étant de promouvoir, de protéger, et d’assurer la pleine et égale jouissance de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales par l’ensemble des personnes handicapées, et de promouvoir le respect de leur dignité intrinsèque.

Aussi, cette journée du 3 décembre est tout à fait une opportunité pour nous en Haïti, d’apprécier les progrès de l’humanité en ce sens, de faire un focus sur les actions à mener et sur la manière de faire globalement en vue de rendre notre milieu plus juste et plus équitable pour toutes et pour tous.

Le Conseil de Gouvernement tenu ce mercredi 2 décembre 2020, en la résidence officielle du Premier Ministre, la veille de la journée mondiale des personnes handicapées, a été, dans son ordre du jour, consacré à la problématique du handicap dans le monde et en Haiti.

Le Ministère de la Culture et de la Communication invite les institutions, tant publiques, que privées, à mettre au point une politique inclusive à l’égard des personnes ayant une déficience physique, mentale, sensorielle, intellectuelle etc.

Pradel HENRIQUEZ
Ministre

25 novembre 2020 : Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Le Ministère de la Culture et de la Communication, à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le mercredi 25 novembre prochain, tient à rappeler à toutes et à tous, son engagement à promouvoir, à travers des voies de communication diverses, le respect entre les genres. Cette démarche promotionnelle doit toucher tous les paliers de la société, eu égard aux classes sociales, aux religions et aux générations.

C’est le 17 décembre 1999 en effet, que le 25 novembre a été retenu officiellement comme date de la journée internationale de la violence faite aux femmes. Cette commémoration vise à sensibiliser nos populations, les catégories socio professionnelles, les institutions privées, étatiques, les entités spécialisées, etc…par rapport à la violence faite aux Femmes.

La Déclaration sur l’élimination de la violence faite aux Femmes est adoptée en 1993 par l’Assemblée générale des Nations Unies pour définir ainsi cette pratique extrêmement fréquente dans le monde comme étant :

 » Tous actes dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes, un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée « 

Le Ministère de la Culture et de la Communication, face aux dérives flagrantes menaçant les valeurs humaines de toutes sortes et de toute nature, prône la culture de la paix et de la non-violence. Ce Ministère ne cesse de prôner les valeurs de solidarité et d’empathie qui constituent le véritable socle des relations interpersonnelles, entre les personnes de sexe différent.

De cette manière, il sera plus facile donc, d’ériger une société stable, juste et équitable par l’implémentation de projets à caractère durable, intégré, et humaniste.

Le Ministère saisit ainsi cette occasion pour condamner dans notre société, et avec véhémence, toutes formes de violences, physiques, symboliques, psychologiques et sexuelles, contre qui que ce soit, et notamment, à l’égard des femmes qui sont malheureusement de plus en plus nombreuses à être victimes.

Les femmes sont ces créatures qui ont bercé l’humanité grâce à leurs fibres matricielles, pendant et après 9 mois de maternité, assez souvent dans des conditions existentielles extrêmement précaires. Elles méritent considérations et respects absolus.

Les institutions étatiques en général et celles agissant dans ce domaine, en particulier, continueront à mettre des garde-fous, en termes de lois, et de toutes autres dispositions administratives afin d’atténuer, jusqu’à élimination totale, toute intention, tout sentiment, toute velléité, toute action sexiste qui viole la dignité de nos femmes et de nos filles.

La journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes sera commémorée cette année, le mercredi 25 novembre, dans le Nord-Est du pays, sur le terrain des Jeux Olympiques de Ouanaminthe, par le Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes (MCFDF).
Thème retenu :

 » Ann mete men poun fini ak vyolans kap fêt sou Fanm ak TiFI « …

Pradel HENRIQUEZ
Ministre

Le Comité Consultatif Indépendant se met déjà au travail pour arriver au résultat escompté

Communiqué #1

Port-au-Prince le 23 Novembre 2020.- Le Comité Consultatif Indépendant pour l’Elaboration du Projet de la Nouvelle Constitution travaille sans relâche, depuis son installation, et a adopté les marches à suivre ainsi que les procédures devant aboutir à l’élaboration et la soumission à la nation du projet de la nouvelle Constitution.

Cette démarche, qui répond à un besoin longtemps manifesté au sein de la population et des différents groupes sociaux, économiques et politiques du pays, permettra d’aboutir à l’adoption par le peuple d’une constitution qui, tout en préservant les acquis démocratiques et les valeurs républicaines, garantira l’État de droit; les droits fondamentaux du citoyen et permettre le fonctionnement efficace et efficient des pouvoirs publics.

A cet effet, un plan et un chronogramme d’activités ont été élaborés tout en tenant compte du besoin de participation de tous les secteurs et regroupements de la société.

La documentation existante ainsi que les experts intéressés seront aussi consultés; afin d’aboutir à un travail consensuel tenant compte de la réalité haïtienne, des desiderata de la population et de l’opinion publique.

L’avant-projet projet du texte constitutionnel, élaboré suite aux échanges et discussions avec les différents acteurs et groupes de la société et de la diaspora, sera soumis aux acteurs institutionnels et à des personnalités de la Société Civile pour une dernière appréciation avant la soumission du texte final au vote référendaire.

Le Comité Consultatif demeure conscient de l’importance historique et la noblesse de sa mission et rappelle qu’il aura besoin, tant du support de l’Etat que du peuple haïtien pour y parvenir dans l’intérêt de tous.

Fin

18 novembre 1803 – 18 novembre 2020 : Au nom de la liberté et de la dignité

217 ans donc depuis que l’armée révolutionnaire de St Domingue a réalisé l’ultime bataille qui devait mener à la gloire de la première République nègre et à l’immortalité de nos ancêtres. Ces derniers, en effet, nous ont bel et bien permis de conquérir notre Indépendance de peuple face à la plus grande puissance militaire et coloniale de l’époque.

Cette merveilleuse bataille de Vertières, dans le Nord du pays, orchestrée par les troupes libératrices de Jean Jacques Dessalines, sous l’impulsion de François Capois, Commandant de la 9ème brigade, constitue la plus belle page jamais écrite dans l’histoire de l’humanité et de la lutte pour la libération des peuples de notre planète face à l’oppression.

Ce 18 novembre reste et demeure donc une date mythique qui constitue la toile de fond de notre patrimoine historique. 

Aujourdhui encore, notre fierté nous interpelle face aux dérives qui pourraient faire sombrer un pan de notre histoire et une large part de notre mémoire, dans les fosses communes de nos aberrations. Il n’y a pas mieux en fait pour trahir les rêves de nos prédécesseurs et sombrer dans l’indignité.

Nous sommes définitivement appelés à être ce peuple vaillant qui marche toujours la tête haute. 

En ce 18 novembre 2020, il revient à nous, plus que jamais, de savoir donner du sens à cette date, au lieu de n’en faire qu’une journée de violences.

Pradel HENRIQUEZ 

Ministre

Interdiction formelle aux véhicules de tous types de circuler sans plaques d’immatriculation sur tout le territoire

Port-au-Prince, le lundi 9 novembre 2020.- Pour contribuer au renforcement de la situation sécuritaire et en particulier combattre les actes d’enlèvement contre rançon, le gouvernement haïtien, à travers le Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN), interdit formellement la circulation de véhicules, tous types confondus, sans plaques d’immatriculation sur la voie publique.

À cet effet, le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales ( MICT) porte à la connaissance des propriétaires et chauffeurs d’automobiles, de motocyclettes et de véhicules à moteur généralement quelconque, que les forces de l’ordre sont instruites d’arrêter tout véhicule ou moto non muni de plaques d’immatriculation, indépendamment de leur propriété, ce, sur tout le territoire national et conformément aux prescrits des lois et règlements en vigueur sur l’immatriculation des véhicules.

Ces dispositions prennent effet dès parution de la présente.

Audain Fils BERNADEL
Ministre

#Covid19Ayiti : Le Ministère de la Culture et de la Communication invite la population à rester en état d’alerte

Port-au-Prince, le 14 octobre 2020.- Une fois de plus, le pays tout entier est invité au strict respect des principes d’hygiènes, des consignes sanitaires et des mesures barrières pour freiner la propagation du coronavirus. En ce sens, le Gouvernement, conscient du potentiel danger que représente encore cette pandémie, a, dans une note, signée par l’ensemble des Ministres, et publiée cette semaine, exhorté la population à une prise de conscience civique.

Dans cette dynamique, le Ministère de la Culture et de la Communication (MCC) appelle, toutes les forces vives du pays à emboiter le pas aux autorités étatiques, pour renforcer les actions de sensibilisation de la population face à cet éventuel danger sanitaire qui pourrait avoir de graves conséquences sur notre pays.

Le MCC estime que c’est la responsabilité de toutes et de tous, d’œuvrer pour éviter au pays une remontée du nombre de personnes contaminées, comme c’est le cas pour certains autres pays actuellement.

Le Ministère de la Culture et de la Communication, a récemment rappelé, dans un communiqué, que nous étions en ALERTE ROUGE par rapport à la pandémie de la Covid19. L’heure est encore fragile, nous devons rester vigilents.

En effet, suite aux activités liées aux fêtes patronales et aux vacances d’été, le Gouvernement invite les acteurs étatiques, commerciaux, industriels, scolaires, religieux et sociaux, culturels, ainsi que le transport en commun, à assumer leur responsabilité, en ce qui à trait au renforcement ou au respect des mesures barrières dans le cadre de leur activités respectives. Il reste et demeure urgent d’appliquer les consignes sanitaires et les protocoles élaborés par les autorités.

Les chefs de famille, les parents, les autorités religieuses et spirituelles, les directeurs d’écoles et les professeurs, les leaders politiques, les patrons de presse, les responsables d’institutions publiques et privées, les patrons des bars, des restaurants, des clubs dansants, des boîtes de nuit, les promoteurs culturels, les animateurs musicaux, les prêtres, les pasteurs et les hougans, sont tous co-responsables, chacun en ce qui le concerne, de tous échecs ou de tous succès de la pandémie sur notre sol.

Il est donc indispensable de décréter la mobilisation et la surveillance mutuelle pour endiguer la propagation de la COVID-19.

En résumé, le Gouvernement rappelle à la population qu’il faut respecter les principes d’hygiène, le lavage régulier des mains, le respect de la distance de 1m50, et le port de masque.

FIN

L’ONAPE présente le travail réalisé pour la mise en œuvre des trois décrets portant sur l’enseignement supérieur

Port-au-Prince, mardi 13 octobre 2020.- L’enseignement supérieur va connaitre de profonds changements dans les prochains jours en Haïti. La publication des trois décrets dans le moniteur (Modernisation et organisation de l’enseignement supérieur, Agence nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Service social obligatoire) relatifs à ce sous-secteur du système éducatif amorçait déjà le grand virage. Il fallait ensuite travailler sur les plans de mise en œuvre. C’est maintenant chose faite.

En effet, sur demande de la présidence, l’Office national du partenariat en éducation (ONAPE) a mobilisé ses cadres et a élaboré un ensemble de documents d’orientation devant guider l’opérationnalisation de cesdits décrets.

Il s’agit précisément de cinq textes essentiels :

  1. Le plan de mise en œuvre des trois décrets ;
  2. Les Termes de référence pour les différentes activités à mener ;
    3. Les règlements intérieurs de l’Agence nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (ANESRS) ;
    4. Le cadre réglementaire du fonctionnement du Bureau du service social obligatoire (BUSSO).

Ces documents ont été présentés lors d’une séance de travail organisée au local de l’ONAPE, à la demande de la Primature, le mardi 13 octobre en cours.

Le directeur général de l’ONAPE, Délima Pierre, se réjouit du travail accompli jusqu’ici par son institution. Les documents vont être transmis aux instances décisionnelles, en l’occurrence le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), la Primature et la Présidence pour validation finale.

Dr. Pierre rappelle, à toutes fins utiles, le travail déjà réalisé il n’y a pas longtemps dans cette même optique pour la mise en œuvre du Fonds national de l’éducation (FNE).

Parmi les participants à cette réunion de travail, soulignons la présence de Guichard Doré de la Présidence, Ricot Pierre-Louis et Louis-Naud Pierre de la Primature.

Les discussions riches et instructives ont permis aux représentants des différentes institutions de s’entendre sur les prochaines étapes à franchir dans ce dossier :
· Partage des documents aux institutions concernées ;
· Séances d’harmonisation pour la finalisation du texte ;
· Consensus sur un plan de mise en œuvre et identification de ressources pour la mise en place de l’Agence et du BUSSO ;
· Présentation des documents au Conseil des ministres pour adoption ;
· Mise en place effective de l’Agence et du BUSSO.

Sous peu, les documents seront partagés avec la communauté éducative et le grand public pour une bonne appréhension de ce dossier majeur pour la réforme de l’enseignement supérieur en Haïti. Rappelons que la dernière Loi régissant l’enseignement supérieur dans le pays remonte à 1960.

Ces changements indispensables permettront à Haïti de répondre à un certain nombre d’exigences internationales dans le domaine de l’enseignement supérieur en vue d’éviter le rejet à l’étranger des diplômes émis par les institutions nationales d’enseignement supérieur et les universités.

Il s’agit d’un enjeu majeur pour le pays. Tous les acteurs et partenaires devraient donc collaborer pour l’avenir de ce sous-secteur, a estimé le directeur général de l’ONAPE.

Bureau de communication/ MENFP
 

Le Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle vient en appui aux écoles presbytérales

Port-au-Prince, mardi 13 octobre 2020.- La Conférence épiscopale d’Haïti (CEH) et le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) ont signé un protocole d’accord portant sur un appui aux écoles presbytérales. Le soutien de l’Etat, à travers le MENFP, consistera en un appui financier et d’autres supports en matériels pédagogiques susceptibles d’améliorer le fonctionnement de ces écoles travaillant en général dans une grande précarité.

Le titulaire du MENFP, Pierre Josué Agénor CADET, et le président de la CEH, Monseigneur Launay SATURNÉ, ont signé un accord de coopération entre les deux institutions visant à venir en appui aux écoles presbytérales.

La cérémonie de signature s’est tenue, le mardi 13 octobre 2020, au bureau du ministre CADET, sis à Delmas 83, en présence de plusieurs représentants de la Commission épiscopale pour l’éducation catholique (CEEC) et des membres de cabinet du ministre.

Contenant neuf articles, ce Protocole d’accord fixe le cadre de coopération et les objectifs recherchés à travers cette démarche.

Pour le ministre CADET, il s’agit de renforcer les écoles presbytérales afin qu’elles puissent mieux remplir leur mission d’accompagnement des jeunes et de promouvoir un enseignement de qualité qui facilite la réussite scolaire.

Reconnaissant que l’éducation est un bien public et que les écoles presbytérales jouent un rôle important dans le développement de l’éducation en Haïti, le ministre CADET estime qu’il est du devoir de l’Etat d’appuyer toute initiative à but non lucratif susceptible de favoriser l’accès et la qualité de l’éducation.

Le numéro Un du MENFP a profité pour saluer et remercier l’église catholique pour sa forte contribution à l’éducation en Haïti en demandant à Monseigneur SATURNÉ de transmettre, au nom du gouvernement, ses remerciements à tous les membres de la Conférence épiscopale pour la contribution continue de l’église à l’éducation des enfants haïtiens.

D’après l’article 3 dudit Protocole, le MENFP propose chaque année une allocation budgétaire en vue d’accompagner les écoles presbytérales dans leur mission. Le ministère peut aussi apporter des matériels pédagogiques aux écoles concernées. L’accord qui rentre en vigueur à partir de l’année académique 2020-2021, s’étend sur trois ans et est renouvelable, suivant le consentement des parties.

La CEEC qui agit au nom de la CEH doit fournir, de son côté, un rapport périodique sur l’utilisation des fonds ainsi qu’un rapport d’activités, suivant l’article 4 de cet accord.

Un comité bi-partite de quatre membres est chargé de l’exécution et du suivi de cet accord. Il a, entre autres, pour mission d’élaborer le plan annuel d’activités à réaliser suivant un calendrier bien défini et identifier toutes les ressources nécessaires devant faciliter la réalisation des activités.

Monseigneur SATURNÉ se dit heureux de voir aboutir cette initiative au profit des écoles presbytérales.

Il s’agit pour le Président de la CEH d’un acte témoignant le respect de l’engagement pris par le ministre CADET, lors de sa participation à la session extraordinaire des évêques d’Haïti au Cap-Haitien, correspondant à sa prise de possession canonique.

Les écoles presbytérales, selon Monseigneur SATURNÉ, « appartenant au sous-secteur catholique d’éducation, fondées et administrées par les paroisses, constituent une catégorie d’écoles plutôt défavorisées à tout point de vue mais rendant pourtant des services inestimables à la nation depuis plus de cent ans ».

Le président de la CEH souhaite que cet accord puisse favoriser davantage l’amélioration de la qualité de l’éducation dans les zones rurales et marginales au bénéfice des couches défavorisées de la population haïtienne.

Bureau de communication/MENFP